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Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : François Hollande renonce à se représenter

Le chef de l'Etat a pris la parole jeudi soir pour annoncer qu'il ne sera pas candidat à sa réélection. Son Premier ministre Manuel Valls salue "le choix d'un homme d'Etat".
4 min


Après avoir dressé un bilan de son quinquennat, François Hollande a enfin mis fin au suspense : il ne sera pas candidat à sa réélection.

L'exercice du pouvoir, ses lieux et ses rites, ne m'ont jamais fait perdre ma lucidité, ni sur moi-même ni sur ma situation. Aujourd'hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle.François Hollande



"Mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays"

Si les doutes planaient jusqu'au dernier moment sur la capacité ou non du président de la République à briguer un second mandat, celui-ci était au plus bas dans les intentions de vote. Dans son discours, il dit "ne pouvoir [se] résoudre à l'éclatement de la gauche, qui la priverait de tout espoir de l'emporter".

Sur son bilan, qu'il assume "en toute responsabilité", il exprime un regret principal : la déchéance de nationalité. Il pensait unir, mais la mesure n'a fait que "nous diviser".

Désormais, le chef de l'État ne se fixe plus qu'un seul objectif :

Dans les mois qui viennent, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays en m'y consacrant pleinement.François Hollande

Les réactions

Sa décision de ne pas se représenter à peine annoncée que la plupart des dirigeants politiques du pays ont réagi. Par le biais d'un communiqué à l'AFP, Manuel Valls a salué "le choix d'un homme d'Etat".

Interrogé par LCP, le porte-parole du PS Olivier Faure évoque un "moment très émouvant". Soutien de François Hollande, le député parle d'un "sacrifice" qui doit "en appeler d'autres", visant notamment les nombreuses candidatures à l'élection présidentielle à gauche.

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon Alexis Corbière estime pour sa part que Manuel Valls est également "responsable" du bilan du quinquennat, et même "peut-être plus".

L'ancien Premier ministre et actuel ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a été l'un des premiers à rendre hommage à François Hollande :

Le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a fait part sur Twitter de sa "surprise", illustrant son propos avec la couverture du livre du chef de gouvernement de la Wallonie Paul Magnette, "La gauche ne meurt jamais".

Pour le candidat du parti Les Républicains François Fillon qui a réagi sur Twitter, ce discours acte "l'échec patent" du président sortant :

Ce soir, le Président de la République admet, avec lucidité, que son échec patent lui interdit d'aller plus loin. Ce quinquennat s'achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir. Plus que jamais, l'alternance et le redressement de la France doivent être bâtis sur des bases solides.François Fillon

Jean-Luc Mélenchon a lui tout de suite tourné la page Hollande et se place en principal opposant de la droite :

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s'est aussi exprimé par un tweet : "Le président de la République avec élégance, hauteur de vue, sens de la France et non sans émotion, a décidé de protéger son bon bilan."

Sans prendre de gants, le député frontiste Gilbert Collard critique à la fois le quinquennat et la sortie du président :

L'ancien ministre de l'Économie, ex "chouchou" du président Hollande, a salué le "courage" de son ancien mentor sur RTL :

Regardez l'intégralité de la déclaration de François Hollande :