Le 14 février 2012 à 10h55 , mis à jour le 22 mars 2013 à 10h09, par Astrid de Villaines
Bertrand Delanoë et Axel Kahn devant le théâtre de la Huchette (5e arrondissement de Paris)
Lundi matin au théâtre de la Huchette, l’un des lieux emblématiques du quartier latin, le généticien Axel Kahn a officialisé sa candidature dans la deuxième circonscription de Paris. Pour le soutenir, Bertrand Delanoë, maire de Paris était présent, ainsi que Pierre Joxe, ministre sous François Mitterrand et Premier Président d’honneur de la Cour des comptes.
Avant leur arrivée, Axel Kahn s’impatiente devant le théâtre où se joue La cantatrice chauve depuis plus de cinquante ans. "Il y a dix kilomètres d’un bout à l’autre de la circonscription", raconte-t-il à qui veut l’entendre, "Je vais la parcourir à pied, à la rencontre des électeurs… Et qui m’aime me suive !" s’enthousiasme l’ancien président de l’université Paris-Descartes.
Intellectuel de renom, il a répondu positivement à la proposition de Bertrand Delanoë : tenter sa chance dans l’une des circonscriptions parisiennes les plus acquises à la droite. "Cette candidature fait honneur à Paris" commente Bertrand Delanoë en justifiant ce choix au nom de "l’éthique" et de "la vérité". "Lui, il ne cherchera pas d’électeurs dans des rues qui n’existent pas", poursuit-il dans une référence à peine voilée à l’affaire des faux électeurs dans laquelle Jean Tibéri, actuel maire du Ve arrondissement, a été condamné en 2009, en première instance.
"C’est la circonscription de la fraude" explicite Pierre Joxe, sur un ton plus direct. L’ancien ministre de l’Intérieur fustige le redécoupage électoral de 2010 qui a réuni l’ancienne circonscription de Jean Tibéri (Ve et VIe arrondissements) avec "l’arrondissement du recasement", le 7e arrondissement selon Pierre Joxe. L’avocat concentre ses attaques sur François Fillon : "Il ferait mieux de rester dans la Sarthe où il a été élu pendant trente ans", conseille-t-il au Premier ministre d’un air moqueur. Selon lui, la circonscription "des universités, des librairies […] de l’intelligence et du savoir" ne correspond pas à François Fillon, "habitué de la Sarthe". Autre critique évidente : l’ambition de François Fillon pour conquérir la mairie de Paris. "Axel n’a pas fait un plan de carrière en se présentant là", affirme fièrement Bertrand Delanoë.
La biologiste Christine Petit et le journaliste Ivan Levaï interviennent aussi pour expliquer les raisons de leurs engagement auprès d’Axel Kahn. Alors que son frère, journaliste et membre du MoDem Jean-François Kahn est présent dans la salle, il se sent obligé de réaffirmer son engagement à gauche : "Je soutiendrai Anne Hidalgo" à la mairie de Paris si elle se présente confirme-t-il, en riant, sous le regard approbateur de Bertrand Delanoë.
Son comité de soutien, présidé par Robert Badinter, est à l’image de la carrière du candidat : quatre présidents d’universités parisiennes, des professeurs d’universités, dont plusieurs au Collège de France. L’écrivaine, figure du féminisme, Gisèle Halimi fait aussi partie de la longue liste. "Je veux mener un combat pour les femmes" confie Axel Kahn.
A 68 ans, le médecin "moraliste" souhaite faire une campagne sur le thème de l’engagement et de l’action publique. Ses priorités sont "le logement étudiant et la santé étudiante" ainsi que "le rayonnement culturel" de ces arrondissements qu’il veut porter au niveau national. Axel Kahn semble serein, joyeux en tout cas. Il a parié une caisse de champagne sur sa victoire. Plus nuancé il affirme devant les caméras : "François Fillon sera en ballotage, je vous l’assure".
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Les commentaires sur cet article :
pascal le 14 février 2012
Pensez aux ADOS là bas chez vous en grandes souffrance Muette ,en Souve nir De S TOMKIEWICZ ,je suis Pres si vous le Souhaitez venir faire un débat de soutient à votre candidature !!! Pascal vivet Co -Auteur Avec S Tomkiewicz "d’AIMER MAL CHATIER BIEN
armando_95 le 14 février 2012
des bobos pour des bobos..génial !!!!
bernardo le 20 février 2012
1) Quel est le travail qu’a fait Axel Kahn chez Rhône-Poulenc de 1997 à 1999, pour lequel il a reçu un salaire énorme, alors qu’il continuait dans le même temps à travailler pour l’INSERM à temps plein ? 2) Pourquoi cette société ne l’a-t-elle pas gardé à son service après ces deux ans ? 3) Lorsqu’en tant que président de la CGB, Axel Kahn remettait en 1997 un rapport recommandant la culture OGM en France, en passant sous silence les avis critiques des membres de la commission, quelle était la société qui était directement intéressée ? 4) Lorsqu’un livre relatant ces épisodes a été publié par un journaliste du monde, Herve Kempf, cela a-t-il reçu une couverture médiatique ? 5) Comment qualifie-t-on, en droit français, le fait, pour un fonctionnaire, d’être rémunéré pour avoir avantagé une société ? 6) Y a-t-il eu des poursuites judiciaires ou seulement administratives dans cette affaire ? 7) Qui est resté membre du conseil consultatif d’éthique (chargé des questions de morale ! ) jusqu’en 2001 ? 8) Vivons-nous dans une république bananière ?