Le 11 février 2012 à 13h51 , mis à jour le 11 février 2012 à 15h01
Le président du parti radical Jean-Louis Borloo lors de la présentation du programme de son parti pour les législatives le 4 février 2012 à Paris
"Nicolas prend des positions qui vont m’obliger à réagir. Moi, je ne suis pas d’accord", a tonné vendredi le président du Parti radical lors d’un déjeuner avec une dizaine d’élus locaux de la majorité, dont la sénatrice Valérie Létard et Cécile Gallez, qui fut sa suppléante à l’Assemblée nationale.
L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait notamment en ligne de mire la question du mariage des couples homosexuels auquel le chef de l’Etat s’est dit opposé.
"Que la droite française se ridiculise autant qu’elle s’était ridiculisée sur le Pacs ! Je suis contre la discrimination. L’égalité des hommes est consubstantielle de la laïcité", a-t-il lancé, en répondant à Cécile Gallez, maire de Saint-Saulve, qui lui disait ne pas vouloir personnellement "marier deux hommes". "Mais tu demanderas à ton adjoint de le faire", lui a-t-il rétorqué.
Sur la forme, l’ancien ministre de l’Ecologie, qui avait défendu l’idée d’un virage social du gouvernement sans être entendu, s’est également montré hostile à un référendum sur les obligations des chômeurs proposé par Nicolas Sarkozy.
"+Si Mitterrand avait organisé un référendum sur la peine de mort, jamais elle n’aurait été supprimée+", a-t-il argumenté, avant de laisser entendre qu’il n’est pas souhaitable d’interroger les Français sur des questions économiques et sociales comme l’envisage le président, selon les propos rapportés par Le Figaro.
Selon le quotidien, Benoist Apparu se serait démarqué de Jean-Louis Borloo en déclarant après ce déjeuner : "Il faut savoir si on veut gagner ou si on veut perdre. Il n’y a pas de place pour les états d’âme. C’est au candidat de définir sa stratégie et son programme. Et, nous tous, on doit faire bloc."
Vendredi, Dominique Paillé, membre du Parti radical, avait également pris ses distances, dans un tweet, avec les propositions du chef de l’Etat :
"Attention ! A trop chasser sur les terres populistes, ce sera la rupture avec l’électorat centriste humaniste", a écrit l’ex-porte-parole adjoint de l’UMP. Il a ensuite confié à l’AFP : "Ce n’est pas un projet de société mais un virage très dangereux".
Samedi, le sénateur radical et président du Conseil général de la Meuse Christian Namy a annoncé sur France 3 qu’il soutiendrait le candidat du Modem à la présidentielle François Bayrou.
"On a besoin d’une République réconciliée, une République qui tienne compte, qui accueille, qui instruit, qui soutienne ceux qui connaissent des problèmes" et "François Bayrou semble bien être l’homme d’une autre voie", a-t-il justifié.
Auparavant, le sénateur radical du Cantal, Pierre Jarlier, et la fédération de Savoie du Parti radical avaient déjà pris position en faveur du candidat du Modem.
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Les commentaires sur cet article :
pepe le 11 février
mr borloo c’est bien les désaccords ! mais vous avez toujours était en désaccord au fond de vous ! apprenai le contraire du désaccord ! un peu d’accord réconcilierai le peuple , vous trouver pas que vous en faites un peu trop y’a des moments !!!
marronneur le 11 février
Borl-eau, tu es d’accord avec Sarkozy et tu la ferme ou tu le quitte. Nous avons compris Sarko n’aime pas les pauvres, Hollande n’aime pas les riches et nous français, on n’aime aucun des deux.
zigzag le 12 février
Sarkozy , après s’être pris aux immigrés , s’en prend maintenant aus chômeurs et aux homosexuels. Sarkozy va bientôt s’en prendre à nous, les Français moyens . Allons nous laisser cet homme qui n’est ni Français ni chrétien dévaloriser la France parce qu’il pense comme Adolf appartenir à une race supérieure ? Vite le Karcher ,il faut chasser Sarkozy
France, que deviens tu ? le 12 février
Mon pauvre borloo, une république réconciliée, pour le moment c’est mal parti… Tous les courants veulent la place, c’est donc quelle doit être bonne… OUI… République bananière….
Nous ne sommes pas obligé de courber l’échine face aux marchands de promesses…
fritz le 12 février
mon pov ga Borloo
Après avoir été avaleur de promesses non tenus par son nanosarkopeton de patron, il veux nous apprendre a avaler des couleuvres, bien lui en fait, de toutes les manières il est cramé.
les grenouilles ont plus de charmes.