Le 11 février 2012 à 11h08 , mis à jour le 11 février 2012 à 20h43
Le président du MoDem François Bayrou à Toulouse le 11 février 2012
"Cette journée intervient à un moment clef, c’est l’heure de vérité", a lancé François Bayrou en clôture du troisième forum programmatique de sa campagne consacré au "contrat social" français.
Pour le leader centriste, les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui s’est notamment prononcé pour un référendum sur les obligations des chômeurs et sur le droit des étrangers, "dessinent une campagne électorale de division des Français" avec des "cibles" livrées "à l’exaspération collective".
"Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage mais les gouvernants", a-t-il dénoncé en assurant qu’"aucun des présidents de la République précédents n’auraient accepté une telle perspective".
A cette vision de la société, François Bayrou souhaite opposer un projet "humaniste" fondé sur "la solidarité".
"Ces valeurs correspondent à l’idée que chaque être humain est en soi un absolu. Il peut être malade, paralysé, sans capacité de production, génial, formidablement entreprenant… Il n’y a pas de différence, pas de balance où l’on pèse celui qui sert et celui qui ne sert pas. On ne peut soutenir l’un et abandonner l’autre. Et c’est cela notre choix", a-t-il expliqué.
"Et ce choix-là est en effet, puisqu’ils aiment tant utiliser le mot, un choix de +civilisation+", a-t-il lancé en allusion à la déclaration du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, selon laquelle "toutes les civilisations ne se valent pas"
"J’affirme qu’aucun des hommes et des femmes du centre, ou qui ont eu les convictions du centre, même s’ils sont passés à l’UMP, ne peut accepter cela. J’affirme que la droite républicaine française, pas plus que la gauche, ne peuvent l’accepter", a expliqué François Bayrou
De nombreux hommes politiques, comme Etienne Pinte (UMP), Alain Madelin, Dominique Paillé (Parti radical) ont déjà pris leur distance avec les déclarations du chef de l’Etat.
Le président des Radicaux Jean-Louis Borloo, qui avait défendu l’idée d’un virage social lorsqu’il était au gouvernement, a également exprimé vendredi son désaccord avec l’idée d’un référendum sur les chômeurs et le refus du mariage homosexuel.
"Le moment est venu de lancer un appel : je le dis à tous (…) il est un moment où la politique s’arrête, les intérêts politiques, les intérêts de camp ou de parti, et où commence la défense de l’essentiel. La défense d’un monde qu’on veut transmettre aux enfants", a lancé François Bayrou.
Ce monde, François Bayrou l’a longuement évoqué samedi en présentant ses mesures pour la défense du "contrat social" français.
Parmi ses propositions figurent la mise en place d’un système de retraite à points, un contrat de travail unique (CDI), un droit à la formation tout au long de sa vie et la création d’une mutuelle universelle (comme en Alsace-Moselle) pour améliorer les remboursements et prises en charge.
Sur le logement, François Bayrou, comme François Hollande, souhaite céder des terrains de l’Etat pour des programmes sociaux et renforcer à 25% les contraintes de logement sociaux de la loi SRU dans les zone en tension (Ile-de-France-Rhône-Alpes-Paca). Des préfets logement seraient nommés pour lever les blocages et se substituer le cas échéant aux communes récalcitrantes.
Enfin, pour lutter contre la solitude, François Bayrou entend lever les freins administratifs à la colocation (fiscalité, perte des minimas sociaux…) par l’instauration d’un "contrat de vie partagée", notamment pour les plus démunis, les étudiants et personnes âgées.
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Les commentaires sur cet article :
le centre joue le 11 février
àà la sainteté , alors qu’ils divise par leur mouvement , alors parler de valeurs contre valeurs , alors qu’ils ne les respectent pas et que l’on ne paut leur fire confiance dans les alliances toujours en oui oui mais en sous jacent vinnent perdre ce qui pourrait ^tre réussi et qui font forcment le l’affaire des socialistes
Valeurs basses et calculéee Bayrou n’en rate pas une il met le feu la ou il peut et sous l’image d’un St Patron appellé opportuinisme , des Valeurs qui font fuir la gauche , je pense que la société à besoin de repères des règles de vie et d’effort commun basées sur certaines valeurs ou morales que la gauche à l’image de la politique de l’autruche . Pour que ne se laisse pas installée l’arnarchie ou chacun fait ce qu’il veut ,oui il est bien que certains hommes onscients du danger anticipe la déchéance assurée ,que concrètement on peut déjà voir .
pepe le 11 février
mr nayrou vos positions sont ambigû , un jour c’est bleu et un autre jour c’est rouge , vous n’êtes pas préparé a décidé !
pepe le 11 février
mr Bayrou…
Sydney le 12 février
entièrement d’accord avec Bayrou , la France a perdu son humanité et ce qui fait sa grandeur . Je suis choquée de voir que c’est sous la présidence de Sarkozy qui est d’origine juive que la France a basculé dans la haine , le racisme et le mépris des peuples et surtout des plus faibles. C’est bien la peine de diaboliser Hitler et d’être en même temps d’être nostalgique du troisième Reich. Vite un président chrétien et français et ce sera Bayrou. Marine le Pen est encore moins hypocrite que Sarkozy et moins haineuse, elle vaut plus que Sarko .
José le 12 février
Bayrou est un homme posé , responsable et réfléchi , tout le contraire de NS , l’agité du bocal . La France veut retrouver sa tranquillité et ses valeurs républicaines et humaines. Sarko en actuellement est l’indigne représentant. Revenons à notre véritable identité républicaine et morale et chassons Sarkoz.
Francis le 12 février
François Bayrou cherche à rassembler , Sarkozy n’a fait que diviser . Il faut retrouver notre unité et notre unité ce sera Bayrou
Olé le 12 février
ouais , ouais , résistons aux sirènes du sarkonazysme