Le 9 février 2012 à 14h37 , mis à jour le 9 février 2012 à 18h30
Manifestation contre le chômage à Paris le 18 janvier 2012
Après quatre heures de discussion au siège de la CGT à Montreuil, cinq confédérations - CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires - ont signé une "déclaration commune" qui situe la mobilisation dans le cadre de la journée d’action du 29 février, appelée par la confédération européenne des syndicats (CES).
Il s’agit à la veille d’un sommet européen, qui doit signer le traité visant à renforcer la discipline budgétaire au sein de l’UE, de dénoncer ce texte qui "renforce l’austérité" et appeler à une "Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale".
Mais, la déclaration ne cible pas directement les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy comme la flexibilité du temps de travail ou la TVA sociale en voie d’adoption par le Parlement. Le texte se contente d’effleurer le sujet : "l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités".
Pour ce qui des modalités d’actions, la CGT et trois autres syndicats - FSU, Unsa et Solidaires - appellent "à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles".
La CGT va plus loin : ses instances dirigeantes ont appelé dès la semaine dernière les salariés à "décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février", a rappelé Nadine Prigent, secrétaire confédérale de la CGT, lors d’un point de presse. Malgré le contexte électoral, "le climat social n’est pas atone", affirme-t-elle.
La CFDT, en revanche, ne s’est pas solidarisée à cette forme d’action et a décidé de "déterminer les modalités de son engagement dans cette mobilisation" lors de son conseil national des 14 et 15 février.
Dès avant la réunion le numéro un de la CFDT, François Chérèque, avait prévenu que pour sa centrale il n’est "pas question de participer à une journée d’action à caractère électoraliste ou politique".
"Nous ne souhaitons pas une journée de grève qui aurait un caractère politique à quelques jours des élections", a-t-il insisté.
Derrière le débat sur les modalités d’action se profilent des divergences sur l’attitude devant la présidentielle : alors que la numéro un de la CGT Bernard Thibault a affiché son antisarkozysme annonçant qu’il voterait contre le président sortant, François Chérèque défend la position "non partisane" de son syndicat.
Toutefois, "la CFDT sera très engagée dans cette mobilisation" du 29 février et "on ne sera pas mièvre", a assuré Marcel Grignard, numéro deux de la centrale, tout en reprochant à la CGT d’avoir lancé des appels à la grève avant même tout débat au sein de l’intersyndicale.
Il a estimé plus utile de faire du 29 février une journée d’"information", via la diffusion massive de tracts, pour expliquer aux salariés l’importance d’une "plus forte intégration de l’Europe" et les dangers d’une "sortie de l’euro", prônée par certains partis, a-t-il dit, en allusion notamment à la candidate du Front National Marine Le Pen.
Trois autres syndicats, FO, CFTC, et CFE-CGE, ont refusé de participer à la la réunion, ce que "les organisations présentes ont regretté", a souligné Nadine Prigent.
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Les commentaires sur cet article :
philippe le 9 février
Encore des grèves qui ne serviront à rien, ou plutôt si, mettre des gens dans la rue en leur faisant perdre des jours de salaire et pendant ce temps la, comme de coutumes, les responsable syndicaux feront leurs petits arrangements avec l’ultra libéralisme, pourvu que eux soient gagnats dans l’affaire !! On se fou des gens royalement.
Scave56 le 9 février
Quelle médiocrité dans cette réponse syndicale : CFDT, CFTC, FO et CFE-CGE, par rapport aux problèmes supportés actuellement par une majorité de salariés. Pas étonnant qu’il n’y ait que 8 % de salariés syndiqués en France avec des zozos pareils.
à suivre le 9 février
Je ne comprendrait pas que des syndicats dits Ouvriers tel que la CFDT, FO, CFTC ne participent pas à cette mobilisation alors que des millions de Français, sauf les privilégiés,doivent endurer des coups abominables en provenance de ce complot infamme d’une droite-extrêmentisante, du Medef,de la haute finance et du clergé (dans l’ombre), tout çà sous l’oeil bienveillant des Médias qui trop souvent nous informent par la…. désinformation ! car celà serait moins "bon" pour eux .. ;hé oui !!Mais qu’ils se méfient tous, car les gens commencent a se réveiller…à suivre
gersand le 10 février
ils peuvent faire gréve mais ils ne pourront changer les lois du marché. une entreprise doit faire des bénéfices pour pouvoir investir dans la recherche et la performance pour être compétitive sinon elle sera en déficit c’est à dire recettes inférieures à dépenses et que l’on soit dirigé par la gauche ou la droite c’est le depôt de bilan. premier septenat de mitterand le licensiement avait été interdit. combien de boîtes avaient fermées,rachetées pour le franc symbolique avec une restructuration trés dure ( ex ;testut, wonder.. etc M .Tapie maitrisez l’exercice) si on veut pas revoir le même scénario ils faut aider les pme à réduire les charges.c’est la seule solution et le bon sens