Le 8 février 2012 à 17h33 , mis à jour le 8 février 2012 à 18h41
Martine Aubry parle avec des militants à Reims le 8 février 2012, lors d'un meeting
Alors Madame Aubry, aucune rancoeur de la primaire ?, demande la presse, venue l’escorter dans ses fonctions d’ambassadrice . "Vous êtes très dépassés (…). Dès le premier soir, j’ai dit que je serai la première supportrice et dès ce soir-là, je suis la première supportrice", claque-t-elle.
Oubliés la "gauche molle" et le candidat du "système" distillés durant la primaire contre le député de Corrèze, sacré le 16 octobre. Elle est devenue la meilleure ambassadrice du projet et de "François".
14H00, réunion publique, salle "Rossini" à Reims, ville dirigée par "son amie de longue date", Adeline Hazan, mais aussi celle du Congrès horribilis de 2008. 300 personnes —sympathisants, militants, électeurs de la primaire— sont présents, malgré l’heure peu propice et le froid.
Oubliées ses attaques de la primaire contre "la gauche molle" ou le "candidat du système des sondages" : dans son discours d’une quarantaine de minutes, elle cite plus de 15 fois François Hollande. Ségolène Royal mardi à Marseille n’avait cité que deux fois son ex-compagnon et rival… Ce que François Hollande "a fait formidablement au Bourget : montrer aux Français que la République avait un avenir", lance-t-elle.
Sous la bannière "Le changement c’est maintenant. La Marne avec François Hollande", elle martèle : "La France peut se redresser, peut sortir de la crise". Elle décoche ses flèches contre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, apparus lundi "pas comme deux chefs d’Etat, mais comme deux chefs de clans".
15H00, travaux pratiques. Visite d’une PME, Cello-Plastic, qui fabrique des sacs poubelles ou emballages pour salades. Dans le vacarme des extrudeuses et l’odeur tenace des colorants, elle vante les entreprises de taille moyenne, "force de la France".
"La logique est d’être plus proche du terrain, de ceux qui investissent (…) On est loin des marchés financiers et des agences de notation", s’exclame-t-elle.
Volonté de re-séduire l’électorat ouvrier ? "Je n’ai jamais raisonné comme cela. On ne vient pas chercher une clientèle en lui faisant des promesses", répond la maire de Lille, là pour expliquer "la logique d’ensemble" du projet.
"On parle de vous comme première ministrable", demande un journaliste. "Je n’ai qu’un seul objectif depuis trois ans que je suis première secrétaire du PS, qu’un candidat de gauche soit président de la République le 6 mai", répond-elle.
"Un Premier ministre est choisi par le président de la République au lendemain de l’élection présidentielle en fonction du message qu’ont envoyé les Français", fait valoir l’ex-numéro deux du gouvernement Jospin.
En attendant le 6 mai, "l’essentiel est d’être entendu par les Français, de s’adresser à la France et aux Français quelles que soient les provocations de la droite", dit-elle, visant également le ministre Claude Guéant et ses phrases polémiques sur les civilisations.
Mme Aubry compte faire "deux à trois déplacements par semaine". Des meetings avec Hollande sont prévus à Dijon le 3 mars, Marseille le 14 mars, et Lille le 19 avril, le dernier avant le premier tour.
Autres étapes : Besancon, Dax, Montbéliard, "là ou il n’y a pas d’électorat naturel" dans des villes moyennes, notamment dans l’Est où abstention et FN sont très hauts, souligne son entourage. Elle ira aussi représenter Hollande au Maghreb.
Martine Aubry se "sent très bien dans cette campagne". "Ce qui me titille, c’est qu’on gagne", dit-elle.
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Les commentaires sur cet article :
philippe le 8 février
Il passe son temps à provoquer, a t’elle dit !!!! Au moins lui il fait quelque chose de ses journées. C’est sûr que pour un parti comme le PS qui va chercher ses électeurs dans les citées ou règne le non droit , la délinquance, les trafics en tout genre, les idées de démocraties à l’occidentale la perturbe !
eLLe69 le 8 février
Quelle reflexion intelligente "Philippe" ! La 1ère secrétaire s’investit dans la campagne, c’est agréable à remarquer :)
marronneur le 8 février
Ce n’est pas une bonne supportrice après avoir traité Hollande de mou. Elle nous fait vomir, quand nous savons que le prix de la main d"oeuvre a augmenté de 11% avec les 35 heures et accélérer les fermetures d’entreprises et les milliards qu’a dépensé l’état pour compenser.