Le 6 février 2012 à 14h45
Nicolas Sarkozy le 6 février 2012 à l'Elysée
Soupçon de financement politique illégal, espionnage, pots-de-vin en marge d’une vente d’armes, favoritisme : les affaires embarrassantes pour le président de la République se sont succédées à un rythme soutenu ces deux dernières années.
Ses prédécesseurs n’avaient pas été épargnés. Le socialiste François Mitterrand a été éclaboussé par le scandale d’écoutes de personnalités ordonnées par l’Elysée et, à droite, Jacques Chirac a été récemment condamné pour des emplois fictifs à l’époque où il était maire de Paris.
Mais ils n’avaient pas été confrontés à une telle succession d’affaires, qui demeurent autant de bombes à retardement à moins de trois mois de la présidentielle. Un scrutin pour lequel les derniers sondages donnent Nicolas Sarkozy nettement battu par le socialiste François Hollande.
Mercredi, un ministre sacrifié en 2010 sera sans doute inculpé dans le cadre de la tentaculaire affaire politico-fiscale liée à l’héritière du géant des cosmétiques L’Oréal, Liliane Bettencourt.
Eric Woerth, ancien ministre et ex-trésorier du parti présidentiel UMP, devra répondre de soupçons de financement illégal de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.
Née d’un différend familial, l’affaire Bettencourt a pris à l’été 2010 un tour politique, après la révélation par la presse de l’existence d’écoutes pirates et de témoignages laissant entendre que les Bettencourt avaient pu financer illégalement le parti du président.
Nicolas Sarkozy lui-même avait démenti avoir touché de l’argent liquide de la femme la plus riche de France, soutien notoire de l’UMP, tandis que l’opposition de gauche ironisait sur la "République des proches" qui se serait substituée à la "République irréprochable" promise par le chef de l’Etat.
L’affaire avait assez embarrassé le pouvoir pour qu’il fasse surveiller les conversations téléphoniques de journalistes du Monde qui enquêtaient sur l’affaire Bettencourt.
C’est cette affaire dans l’affaire qui va aboutir à la mise en cause de plusieurs proches du président : le premier touché est le patron du contre-espionnage français, Bernard Squarcini, inculpé le 17 octobre 2011, en particulier de "collecte illicite de données".
Dans la foulée, le chef de la police Frédéric Péchenard est entendu par la juge chargée de l’affaire. Puis, en janvier dernier, c’est au tour du procureur de Nanterre (près de Paris) Philippe Courroye d’être inculpé.
L’autre vaste affaire qui empoisonne le quinquennat est le dossier "Karachi" sur des commissions occultes et dans lequel deux autres proches du président ont été inculpés.
Dans ce dossier, les juges veulent savoir si des commissions versées légalement en marge de contrats d’armement conclus en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie saoudite ont donné lieu à des rétrocommissions qui auraient financé illégalement la campagne présidentielle de l’ex-Premier ministre Edouard Balladur en 1995.
M. Sarkozy était à l’époque l’un de ses plus proches collaborateurs et son porte-parole.
Ce dossier des rétrocommissions embarrasse d’autant plus que la justice se demande s’il n’est pas à lié à un attentat en mai 2002 à Karachi, dans lequel onze Français ont été tués.
Nicolas Bazire, ancien directeur de campagne d’Edouard Balladur, a été inculpé en septembre de "complicité d’abus de biens sociaux" dans le volet financier du dossier Karachi.
Deux mois plus tard, Thierry Gaubert, ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, l’était à son tour pour "subornation de témoin". Il est soupçonné d’avoir fait pression sur son épouse qui affirmait qu’il s’était rendu en Suisse pour récupérer de "volumineuses" valises de billets.
Le président n’est lui-même jamais directement mis en cause dans ces dossiers, mais la gauche exige que "Nicolas Sarkozy s’explique".
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Les commentaires sur cet article :
lc975 le 6 février
Je réponds personnellement de l’honnêteté d’Eric Woerth qu’il a dit dans sa république irréprochable…Sa "courroye" est usée….
fritz le 6 février
Le ptit captain naviguait en père veinard sur la grand marre des "connards" et au premier esquif il a laisser tomber ses compères sans gloires et pleins de reproches aux griffes de la justice républicaine. Ite missa est.
fritz le 6 février
Le ptit captain naviguait en père veinard sur la grand marre des "connards" et au premier esquif il a laissé tomber ses compères sans gloires et pleins de reproches aux griffes de la justice républicaine. Ite missa est.
PascalL le 6 février
Ba alors Fritz, on radotte ?? :)
fritz le 6 février
Il vaut mieux radoter que se taire, c’est mon grand père Hans qui me l’a dit
Bien à Vous PascalL
armando_95 le 6 février
Cette belle synthèse est très tendancieuse ..elle a par moment des élans poétiques. souvent, elle prend des hypothèses de travail pour des réalités Attendons la justice, respectons la présomption d’innocence, n’allons pas jusqu’à des inexactitudes ou propos diffamants comme c’est parfois le cas me semble-t-il. Ca sent quand même beaucoup le PS qui au fure et à mesure que la campagne avance s’introduit dans les médias. Au fait l’article ci-dessus n’est pas signé me semble-t-il ?
lc975 le 6 février
Armando ça sent surtout l’hallali qui est bien justifié au vu du déroulement de ce quinquennat si funeste pour la France. Vive la France qui retrouvera en mai son hgumanisme sa laicité et son vibre ensemble
lc975 le 7 février
La justice pourra t’elle aller jusqu’au bout de ces investigations ?Malgré le rejet de la majorité de droite d’un projet de loi visant à oter l’immunité en cas de "faute" en dehors de son rôle présidentiel . Quoiqu’il en soit malgré Courroye la vérité peu à peu est mise à jour,nous allons bientôt connaître le vrai visage de cet umpfn qui n’a hésité devant rien pour accéder et garder le pouvoir afin de détruire les piliers de la France pour permettre aux marchands de se goinfrer sur le dos des citoyens…Et ce n’est pas fini si nous ne nous levons pas face à ce nouveau traité européen qui achève de brader la souveraineté économique donc la possibilité de choix politique..Ne pourrais ton pas appeler cela une dictature financière !
lc975 le 7 février
Les clients du cabinet d’affaires sont satisfaits ,les français devront payer les extravagances des spéculateurs !
lc975 le 7 février
Pasqua lors de son procès avait dit qu’il pouvait balancer !!!!!!!!!!!
lc975 le 7 février
Et Pasqua doit avoir plus d’un tour dans son SAC !!!!!!!
Christian Bitard le 8 février
Il a changé autant de fois de visage qu’il avait eu besoin de se refaire et il a trahi tous ceux qui l’avaient aidé à s’en sortir pour prendre encore plus de hauteur en leur marchant dessus, y compris la France et les Français. Il n’y a plus qu’une seule chose à attendre de lui : qu’il se trahisse lui-même.
Christian Bitard le 8 février
Mon plus grand plaisir serait de le voir donner au mois de mai les clefs de l’Elysée à Dominique de Villepin, en lui serrant la main tout en lui souhaitant bonne chance devant tous les journalistes de la presse et de la télévision réunis pour l’occasion.
tommy le 8 février
La France ne peut pas tomber plus bas. Sarkozy doit dégager .