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Sarkozy dresse un bilan satisfait de sa diplomatie "utile" depuis 2007

Le 5 février 2012 à 12h34 , mis à jour le 5 février 2012 à 13h35

Le président français Nicolas Sarkozy (c) salue la foule en liesse à Benghazi, en Libye, le 15 septembre 2011.

Le président français Nicolas Sarkozy (c) salue la foule en liesse à Benghazi, en Libye, le 15 septembre 2011.


A trois mois du terme de son mandat, Nicolas Sarkozy estime dans la revue Politique internationale que l’action diplomatique de la France a été "utile" depuis cinq ans, de Bruxelles à Tbilissi ou Benghazi, et, s’il concède des erreurs, les attribue largement aux "circonstances".

Elu sur la promesse de la rupture, Nicolas Sarkozy avait érigé en 2007 la défense des droits de l’Homme en priorité de sa politique étrangère. Mais, très vite, la réalité des équilibres géostratégiques et des intérêts économiques ont ramené son action sur une ligne plus classique. Avant que la promotion de la démocratie ne redevienne en 2011 sa priorité, avec les "Printemps arabes".

Dans le trimestriel Politique international, le chef de l’Etat livre un bilan satisfait de cette boucle diplomatique. "Je crois que l’action internationale que j’ai menée au nom de la France (…) a été utile", résume-t-il dans un entretien réalisé début janvier et publié dimanche.

Au palmarès de ses réussites, Nicolas Sarkozy cite d’abord le remodelage imposé, avec la chancelière allemande Angela Merkel, à l’Europe à la faveur des crises qui la secouent depuis 2008. "Nous avons convaincu nos partenaires européens de mettre enfin en place le gouvernement économique dont l’Europe et la zone euro avaient tant besoin", se réjouit-il.

Le président insiste aussi sur la promotion par la France du G20, "qui a permis d’apporter une réponse concertée et coordonnée" à la crise.

De toutes ses initiatives depuis 2007, Nicolas Sarkozy retient deux faits d’armes. Son intervention en tant que président de l’Union européenne en août 2008 pour "faire cesser la guerre entre la Russie et la Géorgie". Et, en 2011 en Libye, le sauvetage "in extremis la population de Benghazi du bain de sang que (le colonel Mouammar) Kadhafi lui avait promis".

Sa visite en septembre dernier à Benghazi constitue d’ailleurs le "moment le plus émouvant" de sa présidence, confesse-t-il, "je n’oublierai jamais cette joie partout palpable, cette atmosphère de libération, ces visages rayonnants et la reconnaissance envers la France de ce peuple si courageux".

Dans cet entretien, Nicolas Sarkozy souligne aussi l’intervention militaire française, sous mandat de l’ONU, qui a permis l’installation à Abidjan du président ivoirien élu Alassane Ouattara. "Parler de Françafrique aujourd’hui n’a tout simplement plus aucun sens", en déduit-il.

A côté de ces succès, le président concède toutefois quelques revers. "Je ne dis pas qu’aucune erreur n’a été commise (…) mais lorsqu’on regarde les choses rétrospectivement, il faut toujours se rappeler des circonstances".

Ainsi de l’invitation calamiteuse du colonel Kadhafi à Paris fin 2007. "Il y avait un consensus international pour considérer qu’il fallait dialoguer avec la Libye", rappelle Nicolas Sarkozy, et "cela n’a pas empêché la France d’être la première à envoyer ses avions arrêter (ses) chars".

De même la main tendue en 2008 au Syrien Bachar al-Assad, aujourd’hui accusé de massacrer sa population. "Aurait-on pu mettre fin à la crise politique libanaise s’il n’y avait eu ce dialogue ? Je suis convaincu que non", dit-il.

Et quand on évoque son extrême prudence au début des "Printemps arabes", Nicolas Sarkozy reconnaît avoir "sous-estimé l’exaspération" des peuples et accordé un peu "trop de complaisance" vis-à-vis de leurs dirigeants, avant de rappeler aussitôt que ces révolutions "ont surpris tout le monde".

Au final, le président admet qu’il aurait "pu faire mieux ou différemment". Mais s’attribue le mérite "d’avoir eu la volonté d’agir" et de "refuser de subir l’Histoire". "De cela, j’espère que les Français se sentent fiers", conclut-il.

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Les commentaires sur cet article :

Mike le 5 février

et la France ? Qu’est ce qu’il a fait pour la France à part la saboter. Sarko a vendu la France à l’étranger , c’est ça le bilan de Sarko

marronneur le 5 février

Pour moi le bilan de Sarkozy est mathématique, 500 milliards de dettes en plus depuis 2007. Avec un 3 % d’intérêts, cela représente plus de 550 € de moins par ménage (27 millions de ménages) par an et ne parlons pas Sarkozy ministre du budget. Toutes les niches ficales qui ne servent qu’aux riches. Avec son bilan une entreprise l’aurait depuis longtemps remercié, les français ne sont pas dupes. La misère de la France vient du PS.

Bertrand le 6 février

Sarkozy n’avait pas besoin de faire la guerre en Lybie , et maintenant on va payer . Sarko a aggravé notre dette de façon abbyssale. Si Sarko est réélu il va nous embarquer dans d’autres guerres et ruiner la France : il faut penser çà nos enfants . Sarko est malsain et nuisible.Il doit déguerpir.

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