Le 4 février 2012 à 21h25 , mis à jour le 6 février 2012 à 10h55, par Fanny Chevillotte
Stéphane Hessel a ouvert cette La Journée du Livre politique. Après avoir vendu son livre Indignez-vous ! à 2,5 millions d’exemplaires en France, et 4,5 millions à l’étranger, l’ancien résistant est venu débattre à l’Assemblée nationale sur le thème de "éthique et politique".
En cette année d’élection, "le thème ne pouvait être mieux choisi" confie plus tard Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89. "Cette journée permet de médiatiser le livre politique et de faire venir des gens".
Et le public est, en effet, venu nombreux ! Les français semblent dans l’attente d’une alternative. Et ils semblent en accord avec le nouveau livre de Stéphane Hessel, Le chemin de l’espérance. L’espérance après l’indignation ? Ce n’est peut-être pas si simple !
A la fin du débat, à 11h15, un groupe de sept étudiants, de l’école de commerce EDC, se pressent à la sortie. Ils sont venus "faire acte de présence". Ils ont choisi ce débat pour "la star" qu’est devenu Stéphane Hessel, parce qu’"il n’est pas immortel". Aucun n’a lu de livre politique dans sa vie, à part le célèbre et court Indignez-vous. Des attentes pour les prochaines élections ? "On n’a pas d’autre choix que d’espérer". Dans cette campagne, ils regrettent que "la jeunesse", "et aussi la culture" - ajoute un autre- n’aient pas assez de place. Les débats actuels sont concentrés "sur la crise, le social".
Il y a aussi Christine Bach, membre du club littéraire "Livres en Scènes". Elle estime qu’en cette année d’élection, il faut revenir aux fondamentaux : "il faut sortir de ce clivage gauche-droite !". La sincérité récolte ses fruits. Michèle Cotta elle, par son travail méticuleux et objectif a reçu durant la journée la mention spéciale du jury pour ses Cahiers secrets de la Ve République.
Stéphane Hessel le conçoit, "il n’est jamais facile de diriger un pays", cet habile et compliqué mariage de "l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité".
"Éthique et politique", vaste sujet rappelant Rabelais, cette "science sans conscience" qui "n’est que ruine de l’âme". Stéphane Hessel confie en fin de matinée à LCP :"cette cérémonie est très officielle" en lâchant un petit clin d’œil, mais "tout peut aider pour l’indignation".
Dominique Reynié, doublement récompensé par le Prix des députés et le Prix du Livre politique a fait, selon l’ancien résistant, "un discours agressif à juste titre "sur les dérives associées à l’objet politique. Il a pointé du doigt "les dérives médiatiques". Une remarque peut-être adressée au Petit Journal…
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