Le 3 novembre 2010 à 19h18, par Aurélie Marcireau
Présentée la semaine dernière et adoptée cette semaine ! Le bureau de l’Assemblée nationale a entériné la réforme de leur régime de retraite.
La réforme de ce régime particulier, datant de 1904, a été approuvée par tous les membres du bureau à l’exception du député vert François de Rugy.
Ce système devrait aboutir à une "baisse des pensions de 30%" à partir de la prochaine législature, en 2012, a affirmé à la presse le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), alors que le régime actuel est souvent décrié car très avantageux.
A compter de 2012, sera supprimé le caractère obligatoire de la "double cotisation", qui permettait à un député de toucher une allocation vieillesse de 1.500 euros net pour cinq ans de mandat et de 6.000 euros après 20 ans de mandat.
Finalement, le dispositif facultatif initialement envisagé dans la réforme et permettant lui aussi de cotiser double pendant deux mandats a lui aussi été retouché. Il sera désormais "limité et dégressif".
Ainsi, un député qui choisira ce dispositif obtiendra 0,5 annuité supplémentaire pour une année de cotisation pendant ses premier et deuxième mandats, un tiers d’annuité par an pendant son troisième mandat et un quart pour les suivants.
Le PS avait plaidé pour une suppression pure et simple de la double cotisation.
M. de Rugy n’a pas voulu approuver cette réforme. "Cette baisse de 30% n’est pas négligeable mais nous ne sommes pas allés au bout d’un alignement sur le régime général", a-t-il regretté auprès de l’AFP.
Selon lui, "un député qui touchait 1.600 euros au terme d’un mandat, touchera après la réforme 1.200 euros", a-t-il expliqué, s’appuyant sur des simulations chiffrées présentées par la présidence de l’Assemblée.
"C’est un bon accord, équilibré, qui nous rapproche singulièrement du régime général", a jugé pour sa part le patron des députés UMP, Jean-François Copé.
Les autres principes de la réforme ont été entérinés sans modification : alignement sur le régime général pour l’âge légal, le taux de cotisation, et le nombre d’annuités requises, diminution de 8% du montant des pensions à compter du 1er janvier 2011, abaissement du taux de réversion à 60%, suspension du versement de la retraite de parlementaire lorsqu’un député devient ministre.
La retraite moyenne d’un député est de 2.700 euros par mois (4.400 pour un sénateur).
Cette réforme avait été annoncée avant l’été. Les députés, Bernard Accoyer en tête, avaient estimé que les élus devaient - comme les autres - faire des efforts.
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Les commentaires sur cet article :
aloha le 4 février
Bravo Monsieur De Rugy, la veuve que je suis et qui a sa réversion écrétée à 18500 euros annuels est révoltée et trouve que c’est un scandale.Nous, les femmes qui avons travaillé à temps partiel pour élever nos enfants, nous sommes sanctionnées car au Régime général ! Vous qui faites la Loi, vous eStimez qu’une veuve non fonctionnaire ,qui a travaillé,peut vivre sans la réversion de son conjoint , alors que les veuves de fonstionnaires ou des Députés peuvent tout cumuler : Droits propres et réversion. Oui, vous avez raison, cette réforme est loin du compte pour satisfaire les citoyens contribuables toujours plus pressurés pour préserver les avantages acquis des plus favorisés !Mais vous avez le mérite d’avoir signalé votre désaccord. Nous aurions voulu entendre des femmes élues socialistes à ce sujet !!! Courage, messieurs mesdames les élus, nous attendons plus de solidarité envers les oubliés du Régime Général !