Le 2 février 2012 à 15h30 , mis à jour le 2 février 2012 à 16h19
Nicolas Sarkozy en déplacement à Longjumeau le 2 février 2012
Le président de la République a reçu mercredi soir pour la quatrième fois l’un des groupes de députés UMP avec lesquels il s’entretient régulièrement depuis l’an dernier.
"M. Sarkozy nous a dit moins de choses que d’habitude, il tient à tenir secret son agenda et ne veut pas que ses confidences se retrouvent dans la presse. Il nous a dit +je veux ménager la surprise+", a confié jeudi l’un des participants à l’AFP.
Selon un autre participant, M. Sarkozy a également estimé que le Parti socialiste ne pouvait "pas gagner avec ses propositions actuelles". Un des élus présents a fait allusion à "l’enfarinage", mercredi, de François Hollande. Selon plusieurs participants, M. Sarkozy n’a pas relevé, affirmant juste qu’il ne fallait "pas sous-estimer" le candidat socialiste.
"Nous sommes dans la bonne séquence", a également affirmé Nicolas Sarkozy, se félicitant d’avoir "rassemblé son camp". Il a loué l’"unité de (sa) majorité", comme l’a démontré selon lui le Conseil national de l’UMP de samedi dernier. "Tout le monde joue son rôle", a-t-il dit.
"Faites-moi confiance", a-t-il également affirmé, selon plusieurs élus. "J’ai des idées, elles seront +choc+, avec des propositions très fortes, sur l’éducation, le chômage, l’emploi" et "il y aura plusieurs séquences qui seront très différentes les unes des autres : la marche d’approche, la candidature, le 1er tour, le second tour", a-t-il ajouté.
Selon lui, les maîtres-mots de la campagne à venir seront "idées", "sincérité", "vérité".
"Ce que je ferai en février, je le garde pour moi. Je sais que ce serait plus facile pour moi" d’entrer en campagne maintenant pour "pouvoir répondre" aux critiques mais "l’actualité va tellement vite que le temps qui vient est encore long", avant le premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril.
"Le temps médiatique est très long. Un événement balaie l’autre. Il n’y a pas d’urgence, je sais ce que je fais", a martelé M. Sarkozy, selon ces participants.
A ses yeux, M. Hollande a déjà brûlé plusieurs de ses cartouches. "Il y a eu le meeting du Bourget, l’émission de télévision, la présentation du programme", a-t-il dit, se demandant en substance ce que le candidat du PS allait faire maintenant, alors qu’il reste "près de trois mois à gérer".
Pour sa part, M. Sarkozy estime qu’il doit "rester président le plus longtemps possible. Il y a des échéances européennes importantes", a-t-il fait observer, en allusion à la signature du nouveau traité européen, prévu à Bruxelles au tout début mars. Selon lui, il n’aurait pas la même autorité s’il était également candidat, "ce serait préjudiciable pour les intérêts de la France".
"Nicolas Sarkozy m’a paru extrêmement solide. Il donne l’impression de savoir vraiment où il va", a conclu l’un des participants.
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Les commentaires sur cet article :
maronneur le 2 février
Les français ne se sont pas encore remis du choc de 2007. Avec un 2ème choc en 2012, il va nous mettre tous KO.
philippe le 2 février
A ça pour un choc, on imagine bien que cela va être un choc, en vue de tout ce qu’il nous a déja fait depuis 2007 ! Encore de grandes vagues de plans de rigueurs et de serrage de ceinture ! IL faut dire que l’on a dépassé le serrage de ceinture pour certain c’est monté d’un cran, c’est de l’étranglement. Mais bon, si il y a encore des Français qui croient en ce système, qu’il ne vienne surtout pas se plaindre après 2012. Il est plus que temps de mettre un terme à ce système ultra libéral, au règne du Roi, et pas en remplaçant un Roi de droite par un Roi de gauche ou du centre, car leur soif de fric et de pouvoir est identique, et leurs amis sont communs.
Divine le 5 février
On en a marre de ses promesses , ça fait ( ans qu’il nous chante la même rengaine. sarko devient gaga.