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Fillon s’impose comme pièce-maîtresse du président-candidat Sarkozy

Le 31 janvier 2012 à 11h02

Le Premier ministre François Fillon (g) à côté du président Nicolas Sarkozy, le 28 juin 2011 à Sablé-sur-Sarthe, dans l'ouest de la France

Le Premier ministre François Fillon (g) à côté du président Nicolas Sarkozy, le 28 juin 2011 à Sablé-sur-Sarthe, dans l'ouest de la France


Dans la dernière ligne droite de son quinquennat à Matignon, François Fillon s’impose comme une pièce-maîtresse du président-candidat Nicolas Sarkozy, de la mise en oeuvre des dernières réformes au combat politique contre le favori socialiste François Hollande.

Sur un ton ironique, l’ancien chef du gouvernement Dominique de Villepin, qui manque rarement une occasion d’égratigner son successeur, a indirectement donné du crédit au poids actuel de M. Fillon.

"Ca me fait plaisir de revoir François Fillon, on ne l’a pas beaucoup vu pendant cinq ans", a raillé dimanche le candidat à la présidentielle à propos du discours prononcé la veille par le Premier ministre au conseil national UMP.

La phrase renvoie inévitablement à l’image du simple "collaborateur" des premiers temps du quinquennat, mais amène aussi à un constat : conférences de presse à Matignon, interventions à l’Assemblée, réunions publiques en province, invitations à la télévision - comme jeudi prochain sur France 2 pour "Des paroles et des actes" -, M. Fillon est de tous les combats.

Lundi, il a assuré le "service après-vente" des mesures annoncées par le chef de l’Etat, à la conception desquelles il a été étroitement associé.

En première ligne durant le second semestre 2011 au moment des deux plans de rigueur, M. Fillon expliquait en fin d’année, en marge d’un déplacement au Brésil, goûter l’évolution de sa relation avec Nicolas Sarkozy.

"Elle est assez nette, vous ne croyez pas ? On a vraiment appris à travailler ensemble. L’expérience ça compte… et c’est pour ça que Nicolas Sarkozy doit être réélu", disait-il.

Dans cette optique, rassuré sur son avenir immédiat (avec l’investiture UMP pour les législatives à Paris), François Fillon, dont la cote de popularité reste bien plus élevée que celle de M. Sarkozy, semble décidé à jeter toutes ses forces dans la bataille.

"Il ne revendique pas une place en terme d’organigramme", explique son entourage, lui-même désormais associé à des réunions à l’Elysée. "Ce qui compte vraiment, c’est ce qu’il peut apporter, sa crédibilité".

A ce titre, il ne manque pas de rappeler ses propos de 2007 sur "l’Etat en situation de faillite" et peut s’appuyer sur cette image pour s’attaquer au PS.

"Mon adversaire, mon véritable adversaire, c’est la démagogie", a-t-il clamé de manière très personnelle, la semaine dernière lors d’une réunion UMP à Lyon.

"Le Premier ministre fait un sans-faute", prétend le député des Yvelines Etienne Pinte, un proche.

Souvent critique, le député UMP de Paris Claude Goasguen admet que, "comme Jean-François Copé", le patron du parti, "il a un rôle très important à jouer". "Et je trouve qu’il s’en acquitte bien pour l’instant".

Député du Rhône, membre de la Droite populaire, Philippe Meunier se félicite qu’il "tape juste". De son passage sur France 2 jeudi, avec un débat face à la Première secrétaire Martine Aubry, il attend "la même chose, c’est-à-dire responsabilité et combat contre la démagogie socialiste".

François Fillon sera ensuite reçu vendredi par Alain Juppé à Bordeaux.

MM. Fillon, Copé et Juppé se livrent en filigrane à une bataille d’influence dans l’optique de l’après-2012.

Et à en croire Etienne Pinte, le Premier ministre a marqué des points lors… du débat du dernier nommé contre François Hollande.

"Sa prestation n’était pas très convaincante", dit M. Pinte. Il ose même : "C’est une opinion personnelle, mais François Fillon a du coup gagné du crédit en terme de recours" pour la présidentielle. "Dans la vie, il faut toujours avoir plusieurs cordes à son arc", argue-t-il.

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Vos commentaires

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Les commentaires sur cet article :

PascalL le 31 janvier

Comme dit Mélenchon : Fillon c’est un économiste de cimetière, avec lui y’a que les morts qui seront à la fête, car ils n’ont besoin de rien …

(quel déconneur, ce Mélenchon :) )

mtlbss le 31 janvier

loooooooool^^

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