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Notation : le camp Sarkozy reproche au PS et à Hollande son silence sur Moody’s

Le 16 janvier 2012 à 16h06 , mis à jour le 16 janvier 2012 à 21h17

Jean-François Copé participe le 15 janvier 2012 à l'émission "Radio France Politique"

Jean-François Copé participe le 15 janvier 2012 à l'émission "Radio France Politique"


Le camp de Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat en tête depuis Madrid, a reproché lundi au PS et à son candidat à l’Elysée François Hollande de rester silencieux sur l’annonce par Moody’s du maintien du triple A de la France, trois jours après le coup de tonnerre de la dégradation par Standard and Poor’s (SP).

Lors d’une conférence de presse à Madrid, tenue conjointement avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, M. Sarkozy a voulu "pointer le manque de sang-froid de tous ceux qui se trouvaient tellement bavards et agités vendredi et qui sont tellement silencieux lundi, en fonction de ce que dit une agence et de ce que ne dit pas une autre agence".

L’agence de notation Moody’s, qui s’était donné mi-octobre trois mois pour évaluer la perspective de la note de dette de la France, a prolongé lundi cet examen de la perspective "stable", maintenant la note maximale AAA, une décision qui tranche avec celle de SP pour qui la France est releguée à AA+.

Malmené par la gauche depuis le verdict de SP vendredi soir ("C’est une politique qui a été dégradée, pas la France", avait réagi M. Hollande samedi), le camp présidentiel a bondi sur l’annonce de Moody’s et brocardé le "silence assourdissant" des socialistes, selon les mots de Jean-François Copé.

"Le contraste est saisissant. Les mauvaises nouvelles pour la France seraient-elles plus réjouissantes pour le PS que les bonnes ?", s’est interrogé dans un communiqué le secrétaire général de l’UMP.

"La réalité, c’est que deux agences sur trois (Fitch en plus de Moody’s, ndlr) maintiennent la note maximale de AAA à la France. Cela démontre que la France garde toute sa crédibilité financière", a insisté le député-maire de Meaux, relançant le procès en "irresponsabilité" de François Hollande.

Ce dernier, a renchéri l’ex-ministre UMP Brice Hortefeux, "aurait dû faire preuve de retenue à un moment où c’était, non pas Nicolas Sarkozy, mais bien la France ainsi que huit autres pays qui étaient attaqués".

Alors que l’UMP s’était montrée plutôt silencieuse après la perte du triple AAA décidée par Standard and Poor’s, vendredi, une avalanche de communiqués ou de réactions est venue des ténors du parti présidentiel lundi.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Laurent Wauquiez a estimé que l’annonce par Moody’s du maintien du triple A "souligne l’indécence des vautours qui se sont félicités tout le week-end des difficultés de la France".

Interrogé par des journalistes à Cayenne, où il achevait lundi une visite de trois aux Antilles et en Guyane, François Hollande a voulu calmer le jeu, appelant à relativiser l’importance des agences de notation, auxquelles on aurait tort de donner "le premier rôle".

"Il ne faut pas leur confier le soin de dire ce qui est bon ou mauvais pour la France. Ceux qui vont avoir à juger les résultats ce sont les Français", a-t-il dit.

De son côté Dominique de Villepin, lui aussi candidat à l’Elysée, a ironisé sur les propos du chef de l’Etat lundi à Madrid selon lesquels les décisions des agences de notation "ne changent rien".

"Heureux comme Nicolas Sarkozy en France : presque cinq ans d’une politique, où jamais aucune erreur n’est reconnue. On continue comme avant, comme si tout marchait bien", a déclaré sur RTL le fondateur de République solidaire.

Au côté de Mariano Rajoy, Nicolas Sarkozy avait d’abord refusé de répondre à un journaliste sur la perte du triple A de la France auprès de SP, puis il avait cherché à minimiser l’impact de cette décision en déclarant : "Sur le fond des choses, ça ne change rien".

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Vos commentaires

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Les commentaires sur cet article :

mtlbss le 16 janvier

Mais qui, a donc commencé à nous parler de ces agence à la c…, qui, nous a expliqué que l’économie moderne, obéissait à ces même agence, franchement, un peu de bonne foie Jean-François, nous on s’en balance de ces note vulgaire que l’on donne ou pas, donc encore un prétexte pour critiquer ceux qui ne sont pas au pouvoir….il en rate pas une celui la, allé soit courageux, propose le smic pour les députés et les sénateurs, que l’on puisse trouver du "bon" en toi….

armando_95 le 16 janvier

mtlbss..faudrait arreter les arguments de cour de récréation..

mtlbss le 16 janvier

ah bah j’essaie de me mettre au niveau, c’est pas facile, il y a un sacré numéro la….

Max 64 le 16 janvier

Les agences de notations décriées à tort ou à raison ? Selon que l’on soit pro ou anti Sarkosy , que l’on veuille ou non mettre un peu d’ordre dans notre modèle social inégalitaire et ses conséquences, l’analyse diffère incontestablement. Actuellement c’est le contre qui à le vent en poupe alors dès que quelque chose vient troubler cette marche en avant évidemment cela coupe un peu la voix non ? Coppé n’est pas dupe en disant cela il sait qu’il rend mal à l’aise le camp d’en face qui avec délice c’est jeté sur l’info de la dégradation pour faire reporter sur le seul président la situation désastreuse.Au passage je souligne que depuis 1976 aucun gouvernement n’a présenté un budget en équilibre. Pour autant savoir que d’autres agences continuent à nous porter crédit cela ne doit pas nous amener à rester dans le déficit éternellement.

Alauda le 16 janvier

Coup de théâtre dans l’arène. On agite la cape rouge ; le taureau diverti, on plante les banderilles.

Soit ! Le pays aurait un sursis. Admettons.

Mais cela n’enlève rien au poids du boulet qu’on se traîne depuis des lustres. Un boulet qu’on voit grossir à la seconde, sur les compteurs.

Mais cela ne freine pas le boulet, lancé sur sa pente folle.

Si le boulet reste encore crédible en France, peut-on ignorer ce qui se joue chez nos voisins ?

Combien de Grecs ne peuvent plus payer leurs traites ? Combien ne peuvent plus nourrir leurs familles ? Combien tirent leur révérence ?

Nos déficits cumulés sur trois décennies nous placent désormais devant un exemple patent des dégâts réellement causés et, triple A ou pas, cela modifie le regard sur l’épée de Damoclès qui pend dans le ciel de l’UE.

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