Le 15 janvier 2012 à 19h34
Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, à l'Elysée, le 11 janvier 2012.
Dans ce livre, écrit en collaboration avec David Fajolles, Frédéric Mitterrand énumère les dossiers sur lesquels il a travaillé rue de Valois, du patrimoine à la mode, en passant par les Grands travaux, les arts plastiques, le cinéma, les médias. Il revient sur la révolution numérique avec la loi Hadopi ou les accords avec Google sur la numérisation des livres.
Il raconte sa vie de ministre, qu’il compare au métier de réalisateur. "Il y a une foule de détails à régler quotidiennement, et il faut en même temps garder une idée précise de ce que sera le film à l’arrivée", dit celui qui avait créé un réseau de cinémas d’art et essai, a été un homme de télévision et l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages depuis 1985.
Frédéric Mitterrand remercie souvent, au premier chef le président Nicolas Sarkozy qui l’a nommé ministre, et salue de nombreuses personnalités.
Mais il a aussi la dent dure contre ses détracteurs, particulièrement les socialistes qui l’ont considéré comme un traître. Il rejette aussi farouchement la "prétendue dépression culturelle" française. Les syndicats ne sont pas non plus épargnés.
Le ministre consacre un chapitre entier à l’affaire Polanski. Son soutien immédiat au réalisateur avait suscité une vive polémique, suivie d’un "lynchage médiatique" quand Marine Le Pen tira un "missile nucléaire" contre lui à la télévision, dit-il. Pour elle, le soutien du ministre s’expliquait par son propre passé et ses aventures dans les nuits de Bangkok relatées dans "La mauvaise vie", écrit en 2005.
"L’affaire Polanski était devenue l’affaire Mitterrand", écrit-il. Plusieurs hommes politiques, dont Arnaud Montebourg, réclamaient sa démission. "Le président Sarkozy avait lu mon livre lorsqu’il était paru, il m’avait donc désigné en toute connaissance de cause", rétorque le ministre, se félicitant de la solidarité du chef de l’Etat dans l’épreuve.
Enfin, il évoque longuement ses voyages outre-mer et son attachement à la langue française.
("Le désir et la chance" - Frédéric Mitterrand - Robert Laffont - 357 p. - 21 euros)
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