Le 14 janvier 2012 à 09h16 , mis à jour le 14 janvier 2012 à 14h05
François Hollande le 14 janvier 2012 à Paris
"C’est une politique qui a été dégradée, pas la France", a affirmé François Hollande, dans une déclaration solennelle depuis son QG de campagne à Paris, qualifiant la dégradation de la note financière de "grave", mais rappelant qu’il n’avait "jamais fait des agences de notation la référence ultime pour juger les politiques conduites par les Etats et encore moins par le notre".
"Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A un objectif de sa politique et même une obligation pour son gouvernement. C’est ainsi qu’avaient été justifiés pas moins de deux plans de rigueur en quatre mois. Cette bataille, et je le regrette, a été perdue", a-t-il ajouté.
"C’est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause. Elle a manqué de cohérence, elle a manqué de constance et elle a manqué de clairvoyance et surtout de résultats", a-t-il regretté.
Selon lui, "ce sont (…) les Français qui risquent de payer la conséquence de cette dégradation", a-t-il dit, citant notamment un alourdissement de "la charge des intérêts d’emprunt" et un plus fort "déséquilibre du déficit budgétaire".
M. Hollande a également déploré que la dégradation de la note de la France se traduise par "un décrochage : celui de France par rapport à l’Allemagne, puisque nous ne figurons plus dans la même catégorie de pays. L’Allemagne a gardé son triple A, nous l’avons perdu", a-t-il rappelé.
Convaincu que "notre pays, la France, peut réussir son redressement", il a rappelé que dans son programme pour 2012, le "pacte productif", permettra de "mettre la France sur le chemin du redressement dans la justice et par la croissance".
Mais, ce, "à plusieurs conditions", a-t-il souligné. L’unde d’entre elles, "c’est d’avoir une stratégie de rétablissement de nos comptes publics avec une programmation réaliste, un retour à l’équilibre vers 2017 et le souci, à chaque étape, de concilier effort et croissance", a-t-il dit.
Par ailleurs, selon lui, l’enjeu "qui est également souligné par les décisions de cette nuit, c’est la sortie de la crise de la zone euro. Car rien n’est réglé, après 16 sommets +de la dernière chance+ et autant de communiqués de victoire, nous constatons que la Grèce est au bord de la rupture, que l’Espagne, l’Italie, le Portugal ont été dégradés à un tel point que la question de leur accès aux financements est posée".
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Les commentaires sur cet article :
jazz1616 le 14 janvier
Le ps et la droite de chirac qui va payé son érreur des 35h et c’est incompétence !!! c’est ceux qui était aux responsabilité qui doivent payé et non le peuple … les signataires qui doivent payées !!!
Alphée le 14 janvier
Mieux vaut se retrouver dans la catégorie des AA+, ce qui correspond à une note de 18/20, plutôt que de se complaire dans la catégorie des triples zéros, par des commentaires aussi arrivistes que nauséeux sur les fautes supposées de Sarkozy qui n’a fait que de gérer au mieux les grenades dégoupillées que sont les 35 heures, la retraite à 60 ans, et l’embauche en masse de fonctionnaires au niveau des Régions, toutes, sauf l’Alsace, dirigées par la gauche.
Scott le 14 janvier
..Et entendre la gauche s’insurger contre les agences de notation , Montebourg en tête , il y a moins de trois semaines et s’ en servir comme argument fallacieux de campagne aujourd’hui .
mtlbss le 14 janvier
démagogie et propagande capitalistique, je trouve dommage que vous n’ayez pas le courage, de la bonne-foie, ce qui vous met au même niveau que ceux que vous croyez défendre. Si le moteur s’emballe, le mieux est de l’éteindre, et de revenir au cheval, qui lui est obéissant…. Mort a la pseudo-modernité, qui cache un réel archaïsme, vive le retour au fondamentaux qui nous redonnerons joies de vivre et paix de l’esprit….