Le 3 septembre 2010 à 23h23
Georges Frêche et l'artiste François Cacheux posent devant une statue de Lenine, le 18 août 2010 à Montpellier.
Georges Frêche s’exprimait à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle salle de 14.000 places, représentant un investissement de 68 millions d’euros, la deuxième après le palais omnisports de Paris-Bercy en termes de capacité selon Enjoy, la structure chargée de sa gestion.
Il est revenu sur l’installation à la mi-août, dans le quartier d’Odysseum, des cinq premières statues (de Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine et Jaurès).
"J’ai fait le tour de France avec ces statues", s’est-il amusé, heureux de l’écho médiatique qui a accompagné leur livraison.
Parmi les cinq prochaines figurera celle de Mao Zedong. "Avec Mao on va faire le tour d’Europe", a-t-il lancé. "Je vais vous dire un secret : je vais en mettre cinq de plus, de 10 à 15, et je mettrai Staline. Comme ça, je ferai le tour du monde", a-t-il ajouté.
"Les mecs vont dire +Staline c’est un assassin+. Je le sais". "Mais dans les dix que j’ai mises, il n’y en a que deux qui n’ont pas de sang sur les mains, Mandela et Jaurès".
"Staline, c’est un voyou bien sûr" (…) qui "est à l’origine de 22 millions de morts". "Mais quand même, il a gagné à Stalingrad, et Stalingrad c’est le tournant de la deuxième Guerre mondiale", a-t-il affirmé.
"Si les Russes, qui ont eu 26 millions de morts pendant la deuxième Guerre mondiale, n’avaient pas vaincu à Stalingrad, jamais les Américains n’auraient débarqué en Normandie le 6 juillet 44", a encore dit M. Frêche.
"Je fais une +place des grands hommes+ qui ont changé le 20e siècle. Donc je mets les vilains et les gentils, parce que moi je suis historien, pas moraliste", a-t-il conclu.
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