Le 3 septembre 2010 à 22h33
L'ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou (PS), le 27 août 2010 à La Rochelle
Interrogée sur la remise en liberté du second braqueur présumé d’Uriage après sa mise en examen, Elisabeth Guigou a répondu qu’elle "comprend parfaitement l’émotion qu’elle suscite" mais que "cet émoi ne doit pas occulter ce qui fonde notre République : la présomption d’innocence, qui est un principe cardinal de notre procédure".
Pour l’ancien garde des Sceaux, la présomption d’innocence "doit s’appliquer à tous les justiciables : à monsieur Woerth, à monsieur Hortefeux, mais aussi à monsieur Ghabbour (malfaiteur présumé, ndlr). Par ailleurs, il est indispensable que la séparation des pouvoirs soit respectée".
Mme Guigou a ajouté qu’il "est inadmissible que le ministre de l’Intérieur commente une affaire de justice". Le président de la République "est constitutionnellement le garant de l’indépendance de la Justice", a-t-elle dit.
Michèle Alliot-Marie "devrait simplement dire à chacun de laisser la justice travailler", a-t-elle déclaré. "Il faut laisser jouer les procédures", a encore affirmé Mme Guigou. "Pour lutter contre l’insécurité, il faut que police et justice travaillent ensemble", a conclu l’ancienne ministre socialiste.
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