Le 2 septembre 2010 à 15h43
Eric Woerth le 2 septembre 2010 à Paris, devant les journalistes économiques et financiers
"Les syndicats ont été d’une grande élégance dans cette affaire-là, ce n’est pas le cas de tout le monde", a déclaré le ministre, qui s’exprimait devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF) à Paris.
"Ils n’ont jamais mis d’huile sur le feu, ils sont restés sur les sujets qui les concernent et je leur rends hommage", a-t-il dit.
Toutefois fin août, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, avait regretté que la discussion sur la réforme des retraites soit "polluée" par la "situation fragile" du ministre du Travail, empêtré dans des soupçons de conflits d’intérêts dans l’affaire Bettencourt.
"Chacun le sait bien, la réforme qu’il (M. Woerth) a à défendre du point de vue du gouvernement va être polluée par son statut de supposé mis en cause, objet de polémique sur tout un tas de sujets", avait-il déploré, estimant que cela compliquait "de fait" les choses pour les organisations syndicales.
Sur ce point, M. Woerth a fait remarquer que le dossier de la réforme était désormais très avancé. "On n’est pas au début de la réforme des retraites mais à la veille des discussions parlementaires", a-t-il dit.
L’examen du projet de loi sur les retraites démarre à l’Assemblée nationale le 7 septembre alors que ce même jour les syndicats ont lancé un appel à la grève et à des manifestations pour protester contre cette réforme.
Commentez cet article :