Le 2 septembre 2010 à 13h42
François Fillon, Hervé Morin et Nicolas Sarkozy le 8 mai 2010 à Colmar
"Si le mot centre a un sens, centre égale autonomie", a déclaré M. Bayrou sur RMC et BFM-TV. "Ceux qui sont capables de vouloir et penser une politique libre et pas soumise à un bloc ou à l’autre" peuvent se réclamer de cette famille politique mais "pas ceux qui ont applaudi, voté" la politique menée par Nicolas Sarkozy et qui ont "dit oui à tout", a ajouté le président du Mouvement démocrate.
"Comment vous voulez avoir été un des acteurs et un des zélateurs de l’action du gouvernement et venir dire aujourd’hui le contraire de ce que vous avez fait hier ?", a demandé le député des Pyrénées-Atlantiques, visant sans le citer le ministre de la Défense et président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui envisage de se présenter en 2012.
Selon M. Bayrou, "il a fallu être singulièrement aveugle pour ne pas voir où allaient les priorités et les valeurs que ce gouvernement avait choisies".
François Bayrou a également déclaré qu’il ne pensait pas que le président de la République puisse "facilement" remplacer François Fillon à la tête du gouvernement, en soulignant que le Premier ministre faisait "son travail", tout en étant populaire, "reconnu" et "estimé".
Interrogé sur le remaniement prévu cet automne, le président du MoDem a déclaré : "moi, je ne crois pas que (Nicolas Sarkozy) puisse facilement changer François Fillon".
"Quand un Premier ministre fait son travail, qu’il a une popularité, qu’il est estimé, reconnu, même par des gens qui ne sont pas de son avis, c’est très difficile de le changer", a ajouté l’ancien ministre de l’Education.
"Je suis en désaccord avec la politique" menée actuellement "mais je ne crois pas que ce soit lui (François Fillon) qui l’ait principalement inspirée", a poursuivi le leader centriste. "Cela dit, je peux aussi reconnaître qu’il y a des gens estimables même s’ils ne sont pas d’accord avec moi", a-t-il encore déclaré.
Concernant la situation du pays, le député des Pyrénées-atlantiques a estimé qu’elle avait "atteint un point de dégradation et de décomposition politique", et "une paralysie du gouvernement tels" que le président de la République "n’a pas d’autre solution que d’aller très vite" dans le remaniement du gouvernement.
Commentez cet article :