Le 2 septembre 2010 à 13h41
Eric Woerth le 2 septembre 2010 à Paris
Intervenant devant les membres de l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), le ministre a estimé que la réforme des retraites proposée par le gouvernement était "équilibrée en matière d’âge".
Répétant que le gouvernement était prêt à faire de nouveaux efforts sur les "amortisseurs sociaux" de la réforme (pénibilité, carrières longues, polypensionnés), le ministre est resté ferme sur la question de l’âge.
Il a fait remarquer que le décalage de 65 à 67 ans de l’âge pour toucher une pension maximum, quel que soit le nombre d’années de cotisations, représentait "un tiers du financement" envisagé par la réforme pour un retour à l’équilibre des régimes de retraites en 2018.
"Le véritable âge de départ à taux plein c’est 62 ans", a-t-il expliqué. "80% des personnes, en dehors des étrangers, ne sont plus au travail à 65 ans", a-t-il dit, ayant déjà suffisamment cotisé, tandis que "18% partent à 65 ans dont 60% de femmes et 40% d’hommes".
Dans le journal Le Monde daté de jeudi, M. Chérèque a cité quatre propositions très concrètes de modification du projet de réforme qui "seraient des signes d’ouverture nous permettant de reprendre le dialogue", après la journée de grèves et de manifestations prévues pour le 7 septembre.
Parmi ces propositions il a évoqué le maintien à 65 ans de l’âge de départ en retraite à taux plein, car, selon lui, le report à 67 ans "ne passe absolument pas dans l’opinion".
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