Le 2 septembre 2010 à 13h49
Eric Woerth le 2 septembre 2010 à Paris
Lors d’une rencontre avec des journalistes, M. Woerth a reconnu avoir écrit en mars 2007 un courrier en ce sens à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et qu’il était lui-même député et trésorier de l’UMP.
"Ce courrier vous l’avez vu, j’étais député, j’ai fait comme un simple député, c’est d’une grande banalité tout ça", a déclaré le ministre du Travail, pressé de questions sur l’affaire Bettencourt, après s’être exprimé sur la réforme des retraites qu’il est chargé de mener.
Interrogé sur l’existence de cette lettre, M. Woerth s’est emporté. "Je n’ai jamais dit qu’elle n’avait pas existé, qu’est ce que c’est que cette histoire ?", a-t-il lancé.
Lundi, son avocat Jean-Yves Le Borgne, avait affirmé que son client n’avait pas "porté le dossier en tant que ministre" et qu’il n’avait pas "attribué cette décoration". Lors de son audition par les policiers fin juillet, M. Woerth a dit "qu’il ne se souvenait pas d’une quelconque action (en faveur du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre) mais que si on l’avait sollicité, il avait pu donner un avis positif", avait précisé Me Le Borgne à l’AFP.
Selon L’Express, la police a saisi mi-août une lettre de mars 2007 dans laquelle M. Woerth demande à M. Sarkozy de faire en sorte que M. de Maistre obtienne la Légion d’honneur. Il s’agirait d’une "faveur" destinée à le remercier d’avoir aidé à collecter, légalement, des dons pour l’UMP.
M. de Maistre a été fait chevalier de la Légion d’honneur dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007 et a reçu sa décoration début 2008 des mains d’Eric Woerth, quelques semaines après l’embauche de la femme du ministre, Florence, au sein de la société Clymène gérant la fortune de la milliardaire.
Ces nouvelles déclarations fragilisent encore un peu plus M. Woerth, à une semaine du débat parlementaire sur les retraites, et alors que l’enquête menée par le parquet de Nanterre s’est concentrée sur les soupçons de "trafic d’influence" liés à l’affaire Bettencourt.
L’ancien premier ministre PS Laurent Fabius a jugé "difficile" pour M. Woerth de conduire la réforme des retraites, estimant que dans aucune autre démocratie "un ministre ainsi mis en cause" ne pourrait rester au gouvernement. Le député PS Claude Bartolone a ajouté que M. Woerth devrait démissionner car il "a menti". Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a estimé que le ministre était "plus disqualifié que jamais" pour mener la discussion sur les retraites
"Je n’ai jamais menti sur rien, à qui que ce soit", a répété l’intéressé, qui dénonce depuis plus de deux mois un "acharnement" et une "chasse à l’homme".
Eric Woerth, qui n’est à ce stade pas judiciairement mis en cause, est soupçonné de conflits d’intérêts dans la tentaculaire affaire Bettencourt, du fait de ses anciennes fonctions de ministre du Budget et trésorier de l’UMP, et de l’embauche de sa femme.
Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé le 17 août au parquet de Nanterre une copie du dossier Bettencourt pour examiner s’il convient de saisir la Cour de justice de la République (CJR) du cas d’Eric Woerth.
Selon une source judiciaire, la copie du dossier n’avait pas encore été transmise jeudi par le parquet de Nanterre à sa hiérarchie. Selon l’entourage de M. Nadal, le procureur général s’attend à disposer de ces éléments à la mi-septembre.
Par ailleurs, selon Mediapart et Le Monde, des carnets intimes de François-Marie Banier relatent des propos de Mme Bettencourt selon lesquels M. Sarkozy aurait reçu lors de la campagne présidentielle 2007 de l’argent du couple Bettencourt.
Article mis à jour le jeudi 2 septembre à 18h41.
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XyfEBjwjMHMJLqoMks le 28 mars
L’exact correspondance entre la itorse de cette affaire et le fait que Woerth pilote la re9forme la plus importante de ce quinque9nat, l’organisation mise en place au PS imme9diatement pour exploiter cette affaire afin d’en tirer le maximum avec une subtile re9partition des rf4les, l’utilisation des caisses de re9sonance, la faiblesse du dossier, le fait que ce soit le Canard qui sorte les faits , indiquent une ope9ration de barbouzerie politique absolument cousue de fil blanc. C’est tellement re9current depuis quelques anne9es que je m’e9tonnais que rien ne sorte.Mais finalement, si on compare les anne9es Mitterand, les anne9es Giscard et la grande e9poque du SAC et de l’UDR, je trouve que la politique s’est conside9rablement assainie depuis disons la pe9riode de cohabitation Chirac/Jospin. Ante9rieurement, il s’agissait de vrais scandales : meurtres politiques, collusions avec de vrais criminels de guerre, traffic d’influence, traffic de drogue, ventes d’armes, affaires africaines, re9tro-commissions non seulement pour les partis mais pour les ministres en place, e9changes d’immunite9s fiscales contre financements politiques, fausses factures, crayon e0 papier paye9 par le gouvernement 150 FF pie8ce et j’en passe.Je sais, e7a n’excuse pas ce qui pourrait arriver aujourd’hui. Mais soit on a un vrai de9lit soit on a un dossier vide. Et dans ce cas, c’est un dossier vide. Pour relever la remarque de Gwy, je suis d’accord avec Koz de9je0 qu’une affaire pe9nale peut eatre totalement instrumentalise9e, si la possibilite9 de soupe7on doit automatiquement ruiner la carrie8re politique d’un homme, j’imagine assez bien les opportunite9s de chantages, de montages, d’e9changes d’avantages contre le silence qui pourraient se tramer en coulisse et tout e7a, sur la base de dossiers vides vides, mais ayant potentiellement un fort pouvoir de nuisance. Parce que bien e9videmment, e0 l’e9chelle d’un exe9cutif compose9 de X Ministre, Chefs et Directeurs de Cabinet, conseillers, e9poux(ses), collaborateurs divers, etc. il est absolument impossible de tout contrf4ler, de tout savoir, de tout pre9voir. En fait, sur la base de ce genre de crite8res, je ne pense pas qu’il existe un seul homme politique d’un bout e0 l’autre de l’e9chiquier qui ne puisse pas un jour se retrouver sous les feux de la presse sur la base d’une possibilite9 de soupe7on. A l’e9chelle locale comme e0 l’e9chelle nationale celui qui a participe9 e0 la moindre campagne politique, y compris pour l’e9lection du Maire de Ste Clotilde du Fargeau (23) me comprendra. La diffe9rence c’est que les frane7ais, s’en tamponnent de l’adjoint au Maire de Ste Clotilde du Fargeau dont la tante e9tait la maeetresse de Maeetre Duchemol, notaire.Gwy, tu cites les pays anglo-saxons of9 l’on de9missionne pour une siple suspicion sauf, que justement, la moindre nommination e0 un poste en vue fait l’objet d’une enqueate tellement serre9e qu’ils sont oblige9s de rayer des centaines de candidats potentiels pour en trouver un bon et malgre9 tout, ce genre de soupe7ons nourrit re9gulie8rement les colonnes des journaux ame9ricains. Dans les faits, quand le parti d’opposition tient une affaire potentielle, et bien il l’e9change contre l’abandon d’une proposition de Loi ou d’un amendement au Congre8s. Est-ce que la de9mocratie, la transparance politique y gagne ? Rien n’est moins certain. Est-ce que le fait d’avoir ruine9 la carrie8re administrative ou politique par l’intrumentalisation de faits foireux sur la base du soupe7on a transforme9 ces pays en mode8les de gouvernance ? Absolument pas.J’irais meame plus loin c’est le propre des pays dictatoriaux que de criminaliser le soupe7on ou d’inventer des de9lits que tout le monde est susceptible de violer. De cette fae7on, il est possible de contrf4ler chaque individu qui devient une victime potentiel d’un chantage. J’ai ve9cu en Italie. La fiscalite9 y est tellement complexe voire absurde, que parmis les amis que je m’y suis fait, pas un n’avait jamais fraude9 le fisc d’une manie8re ou d’une autre. Re9sultat, tous critiquaient l’administration, le pouvoir ou les flics, mais tous faisaient preuve d’une servilite9 e9tonanntes quand ils e9taient confronte9 pour de bon aux services officiels en question.La gauche devrait se souvenir que la droite s’est paye9 un Ministre du Budget, DSK en l’occurence, sur la base du soupe7on. Si le jeu politique se re9sume e0 ce type de sinistres parties de quilles, c’est amusant sur le coup pour l’un ou l’autre des deux bords mais dire que la de9mocratie y gagne, je ne crois pas. Et je ne suis meame pas sur que les vraies affaires sortent pour autant.C’est juste une pe9ripe9tie politique en fait une petite offensive le train train un dossier genre aubry/amiante va sortir tout le monde va parler d’autre chose la routine quoi.