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Investigations policières sur la compagne de Hollande : l’enquête classée

Le 11 janvier 2012 à 18h45 , mis à jour le 11 janvier 2012 à 23h53

La journaliste et compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, devant le QG de campagne du candidat à la présidentielle à Paris, le 9 janvier 2012

La journaliste et compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, devant le QG de campagne du candidat à la présidentielle à Paris, le 9 janvier 2012


Le parquet de Paris a classé sans suite mercredi l’enquête portant sur d’éventuelles investigations policières conduites sur la compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler, qui ne fera pas appel.

"Même si des interrogations subsistent à l’issue des investigations menées, Valérie Trierweiler n’entend pas, en l’état, relancer la procédure judiciaire", a-t-elle réagi par l’intermédiaire d’un communiqué de son avocate, Me Frédérique Giffard.

"Elle prend acte de la décision du parquet de classer sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée", ajoute le communiqué.

En octobre, un article de l’Express avait fait état, en pleine campagne des primaires socialistes, d’un "ordre" donné à des policiers de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP, ex-Renseignements généraux) d’enquêter sur la journaliste de Paris Match et Direct 8.

Il s’était agi, selon l’hebdomaire, d’établir une "notice biographique fouillée sur Valérie Trierweiler", y compris sur son "réseau relationnel".

La journaliste avait déposé plainte contre X le 20 octobre et été entendue le 14 novembre par l’Inspection générale des services (IGS), chargée des investigations.

La préfecture de police de Paris avait démenti ¨l’existence" d’une note et de "toute demande d’enquête", ajoutant que "les services de renseignement n’interviennent en aucune façon dans les domaines politique et privé" - ce qu’ils ont pourtant à de nombreuses reprises dans l’histoire de la Ve République.

Près de trois mois après la plainte, l’enquête n’a pas montré d’infraction caractérisée et a donc été classée, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Le parquet avait transmis début janvier à l’avocate de Mme Trierweiler une copie de cette enquête pour qu’elle formule des "observations". L’avocate n’en a émise aucune.

"Valérie Trierweiler a pu prendre connaissance de l’enquête menée par l’IGS dans le cadre de la plainte qu’elle avait déposée, suite à l’article de l’Express du 4 octobre dernier faisant état d’une enquête policière la concernant", a-t-elle confirmé dans le communiqué.

Selon des sources policières en décembre, après de "multiples auditions" dont celles de policiers, du "patron" de la DRPP, des journalistes de l’Express et de son directeur Christophe Barbier - qui ont tous refusé de dévoiler leurs sources - ainsi que de la plaignante, "rien (n’avait) été établi" sur cette enquête.

La compagne de François Hollande a également été entendue au siège du Défenseur des droits.

Après l’article de l’Express, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait annoncé une plainte pour "diffamation et diffusion de fausses nouvelles" contre l’hebdomadaire.

Parlant d’une "campagne de boules puantes", il avait souligné qu’une telle enquête n’était "pas avérée", qu’il n’en existait pas de "preuve", ajoutant que si tel était le cas, il en serait "indigné".

L’IGS s’était également penchée début décembre 2011 sur une fausse note biographique de Valérie Trierweiler ayant circulé dans les milieux policiers, politiques et journalistiques.

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armando_95 le 12 janvier

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[Tags] politique , corruption , france , enquête , pakistan
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