Le 30 novembre 2011 à 19h02
Le journaliste français Michel Taubmann pose avec son livre-enquête sur l'affaire DSK, le 29 novembre 2011 à Paris
"Ils disent que mon livre relève d’un délire alors qu’ils ont osé dire que Nafissatou Diallo, après être sortie de la chambre de Dominique Strauss-Kahn était brisée, hurlait de douleur", a déclaré M. Taubmann à l’AFPTV.
La veille, les avocats de Nafissatou Diallo avaient qualifié de "délire total" les affirmations du biographe de DSK dans son livre "Affaires DSK, la contre-enquête" qui fait de la femme de chambre du Sofitel une séductrice ayant participé à un complot contre l’ex-directeur du FMI.
"J’ai vu les images, Edward Epstein (journaliste américain qui défend lui aussi la thèse d’un complot) a vu les images du Sofitel, qu’il faudrait bien un jour montrer au public, où on voit Mme Diallo tout à fait normale, tout à fait décontractée (…) Pourquoi mentent-ils ? Le délire est plutôt de leur côté que du mien", poursuit-il.
Evoquant la personnalité de DSK, M. Taubmann estime que "cet homme a fait preuve d’irresponsabilité (…) Il a fait preuve de légèreté mais en revanche il n’est pas un criminel".
Selon lui, "Nafissatou Diallo est entrée dans la chambre pour monter un coup contre Dominique Strauss-Kahn. Ce que je sais, c’est qu’elle n’a pas agi seule et ce que je ne sais pas, c’est au profit de qui elle a agi".
Le biographe soutient en outre avoir "des éléments qui incitent à penser que une fois Dominique Strauss-Kahn arrêté, on a tout fait côté français pour l’enfoncer". Il ne cite cependant pas ces éléments dans son livre.
Article mis à jour le jeudi 1 décembre à 18h05.
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