Le 29 novembre 2011 à 03h23
Vue extérieure du palais de l'Elysée en date du 11 avril 2007
"Si la crise (et sa gestion) peuvent constituer une chance pour Nicolas Sarkozy, la montée du chômage est en revanche une très mauvaise nouvelle pour lui", analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest. "L’élection présidentielle risque de se dérouler au moment où sera franchie la barre des 10% de demandeurs d’emploi et sa promesse faite en 2007 de régler le problème risque de lui revenir en boomerang."
"L’addition du chômage et des sombres perspectives de croissance ne font pas les affaires de l’exécutif à cinq mois de la présidentielle", renchérit Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne. Car "la crise n’explique pas tout", souligne-t-il et la question de l’emploi sera "centrale dans le débat électoral".
"Il y a des matins où la campagne pour la présidentielle prend tout à coup des allures de mascarade même aux yeux des démocrates les plus passionnés", s’indigne Olivier Picard dans les Dernières Nouvelles d’Alsace. "Quel espace reste-t-il à la politique quand l’aggravation du chômage plombe un peu plus encore le ciel économique français ?", s’interroge-t-il, estimant que "les protagonistes n’ont plus de cartes dans leur manche" et "ne peuvent plus jouer les prestidigitateurs avec les statistiques."
Pour Daniel Ruiz (La Montagne), les candidats à la présidentielle - déclarés ou non - seront "pris entre le marteau des électeurs et l’enclume de la crise".
Dans ce contexte, nombre d’éditorialistes fustigent la soudaine embellie des marchés. "Ni les chiffres du chômage ni l’annonce de la récession par les économistes de l’OCDE, pas plus que les records de détresse enregistrés à l’ouverture des Restaurants du coeur n’ont affecté l’accès d’euphorie boursière qui s’est emparé des places européennes", dénonce Patrick Apel-Muller (L’Humanité).
"Croissance en berne, chômage en hausse ; on se demande bien ce qui dans ce lundi gris a pu rassurer les +investisseurs+ pour qu’ils fassent rebondir le CAC 40 de plus de 5 % !", s’exclame Hervé Favre (La Voix du Nord), qui prévoit sur le plan socio-économique et politique, un "horizon bouché".
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