Le 13 octobre 2011 à 14h37
L'Elysée à PAris
Claude Weber, un ancien cadre des brasseries Kronenbourg et de Danone, âgé de 63 ans, propose notamment "la mise en place d’un Smic retraite de 1.000 euros net d’ici 2017" et d’un régime de retraite universel en supprimant les régimes spéciaux.
Il souhaite aussi la création d’un "service citoyen mixte et obligatoire" de six mois pour tous les jeunes de plus de 16 ans sortis du système scolaire sans formation, la refiscalisation des heures supplémentaires et la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance.
Selon M. Weber, l’UES peut compter sur un bassin potentiel de 19 millions de personnes de plus de 50 ans et doit prendre comme exemple le parti des retraités israéliens Gil, qui avait obtenu sept sièges à la Knesset lors des législatives de 2006.
"Il faut que les seniors soient représentés dans les médias", a-t-il déclaré à l’AFP, inquiet de voir cet électorat se tourner de plus en plus vers le Front national.
A la tête de l’UES, "mouvement indépendant" fort de 800 militants, M. Weber a renvoyé dos à dos les principaux candidats PS à la présidentielle, mais il a réservé ses plus belles piques au chef de l’Etat et au report de sa réforme sur la dépendance, dénonçant "une campagne médiatique qui a fait un flop".
Nicolas Sarkozy "n’a même pas eu le courage politique de dire qu’il n’y arriverait pas", a-t-il lancé.
Créé en 2006, l’UES a recueilli 1,1% aux élections législatives à Strasbourg un an plus tard et 2,1% lors des cantonales de 2011.
Commentez cet article :