Le 28 septembre 2011 à 07h16
L'ancien Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong (C), lors de la campagne présidentielle, le 21 août 2009 à Libreville
Ces déclarations font suite aux accusations de l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, ancien conseiller officieux de l’Elysée pour les affaires africaines.
"J’en ai entendu parler comme beaucoup mais je n’en ai pas vu personnellement. Mais je sais qu’il a été question de valises d’argent entre le Gabon et la France. C’était une pratique courante, entre le président de la République gabonaise et certaines autorités françaises", a déclaré Jean Eyeghe Ndong, lors d’un entretien à la radio RFI.
"S’agissait-il l’argent personnel d’Omar Bongo, de l’Etat gabonais, de l’argent du pétrole ? Je n’en sais rien. Mais les pratiques de valises, c’est réel", a-t-il insisté.
"Il (Omar Bongo, NDLR) m’a dit un jour qu’il a eu quelques gentillesses avec le président de l’extrême droite française. Il me l’a confirmé (…) en disant +ce Monsieur, pourtant il est raciste mais il n’empêche que je lui ai fait cette gentillesse des valises d’argent", a-t-il ajouté
Dans ses accusations, Robert Bourgi avait cité Jean-Marie Le Pen, assurant que ce dernier avait reçu des fonds occultes d’Omar Bongo pour financer sa campagne présidentielle de 1988.
"Je n’ai jamais trempé dans les opérations de la Françafrique. J’étais un député de l’opposition. Personne n’avait aucun intérêt à me faire quelque avantage que ce soit", a réaffirmé à l’AFP l’actuel président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, qui s’était rendu en visite au Gabon en 1988.
M. Le Pen assure qu’il n’a reçu qu’une "seule aide" d’Omar Bongo durant ce voyage : "Il m’avait prêté son avion pour aller de Libreville à Kinshasa parce qu’il n’y avait pas de ligne régulière".
Selon Jean Eyeghe Ndong, Premier ministre de 2006 à 2009, qui fait aujourd’hui partie de l’opposition, "il serait étonnant que ces pratiques aient cessées".
La justice française a ouvert le 13 septembre une enquête préliminaire après les propos de Robert Bourgi parus dans la presse accusant l’ex-président Jacques Chirac et son ancien Premier ministre Dominique de Villepin d’avoir reçu près de 20 millions de dollars de chefs d’Etat africains entre 1997 et 2005. Dans un second temps, il avait cité Jean-Marie Le Pen.
Tous les responsables mis en cause ont démenti.
Article mis à jour le mercredi 28 septembre à 15h14.
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Les commentaires sur cet article :
dupain le 28 septembre 2011
quel désordre ! des lois que pour nous, les esclaves. trop c’est trop ! la droite et la gauche se sont les mêmes. pas un parti politique n’est là pour nous, ils sont tous là pour eux-mêmes et les milliardaires. les partis extrémistes ne sont là que pour calmer nos colères. trop c’est trop ! la démocratie n’existe pas. nous croyons être libres mais pas du tout. nous sommes esclaves du travail, du crédit à payer, du loyer, des impôts… pendant que ces messieurs-dames vivent leur vie mafieuse. ce sont des gens irresponsables. est-ce que je suis le seul à penser ça. les autres croient encore que c’est la faute des immigrés ou des fonctionnaires ?