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Nelson Mandela est mort

Le 6 décembre 2013 à 09h00 , mis à jour le 6 décembre 2013 à 15h07, par Aurélie Marcireau

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Le monde entier rend hommage au héros de la lutte contre l'apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud.

Nelson Mandela est décédé jeudi soir à l’âge de 95 ans. L’Afrique du Sud et le monde entier rendent hommage depuis l’annonce de son décès à Nelson Mandela, héros de la lutte contre l’apartheid et premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique. Il restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale. Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissait difficilement évitable. Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle "nation arc-en-ciel", de 1994 à 1999.

Retour sur le parcours d’un homme d’exception (Ahmed Tazir)

La classe politique unanime

Le président François Hollande a salué "un résistant exceptionnel" et "un combattant magnifique", qui "aura fait l’histoire, celle de l’Afrique du Sud, celle du monde tout entier". Mettant "toutes ses forces pour mettre son pays à sa juste place parmi les principales puissances mondiales" il aura "jusqu’au bout de sa vie, servi la paix", a également écrit le chef de l’État qui lui a rendu hommage vendredi en ouverture du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique.

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M. Hollande a décidé la mise en berne des drapeaux en France pour honorer la mémoire de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela, a annoncé vendredi à Pékin lors d’une visite officielle en Chine le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. "C’est toute l’humanité qui est en deuil. La France participe a ce deuil. Elle est aux côtés des Sud-Africains qui aujourd’hui pleurent ce grand homme".

Le chef de la diplomatie Laurent Fabius a de son côté qualifié Mandela de "géant charismatique" et de "père de l’Afrique du Sud". "Avec Nelson Mandela, disparaît le père de l’Afrique du Sud, le pilier du combat pour la liberté reconquise et pour la réconciliation", a déclaré M. Fabius. "Je salue le géant charismatique qui s’en va".

"Entré depuis longtemps dans l’Histoire, +Madiba+ n’est plus mais son héritage demeure. Un héritage au service de son pays. Celui d’un combattant pour la paix", a souligné Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

"Aujourd’hui, le deuil des Sud-Africains est celui de l’humanité toute entière", selon Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste français (PCF).

A droite, le président de l’UMP Jean-François Copé (UMP), a estimé que "le monde perd un géant de l’Histoire, une des plus belles figures de l’humanité"

"Ce combattant de l’apartheid restera longtemps comme le symbole de la résistance et de la réconciliation", a pour sa part souligné l’UMP François Fillon.

"Mandela, c’est ce message universel qui parle à chacun de nous : gardez l’espoir, gardons l’espoir", a écrit Jean-Louis Borloo, président de l’UDI.

Selon son entourage, le président de la République François Hollande rendra vendredi hommage à Nelson Mandela lors de son intervention à l’ouverture du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique qui réunira à l’Élysée une quarantaine de chefs d’État et gouvernements africains.

Invités ce vendredi 6 décembre sur le plateau de Politique Matin, Alexis Bachelay, député PS des Hauts-de-Seine, et Claude Goasguen, député UMP de Paris, ont réagi au décès de Nelson Mandela.

Une vie de combat

Né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le Transkei (sud-est) au sein du clan royal des Thembus, de l’ethnie xhosa, le jeune garçon avait rapidement déménagé dans le village voisin de Qunu, où il a passé, dira-t-il, ses "années les plus heureuses" —une enfance libre à la campagne peut-être idéalisée—, avant de recevoir une bonne éducation.

C’est à Qunu qu’il voulait être inhumé.

Si son institutrice l’a nommé Nelson, son père l’avait appelé Rolihlahla ("celui par qui les problèmes arrivent", en xhosa).

Après avoir fondé la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), il prend rapidement les rênes du parti, jugé trop mou face à un régime qui a institutionnalisé l’apartheid en 1948.

Après l’interdiction de l’ANC en 1960, Nelson Mandela passe dans la clandestinité. C’est lui qui préside à la fondation d’une branche armée de son parti et il restera longtemps catalogué comme terroriste en Occident.

Arrêté de nouveau en 1962, il est condamné à la prison à perpétuité deux ans plus tard.

Invisible en public depuis 2010, il était devenu une sorte de héros mythique, intouchable, invoqué tant par le pouvoir que par l’opposition dans son pays, et une icône à travers le monde.

avec AFP

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