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Fillon se dit le mieux placé pour 2017, tire à boulets rouges sur Sarkozy

Le 8 octobre 2013 à 22h43 , mis à jour le 9 octobre 2013 à 17h32

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L'ancien président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon à Paris, le 11 novembre 2010

L'ancien président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon à Paris, le 11 novembre 2010, © 2012 AFP


François Fillon déclare la guerre à Nicolas Sarkozy: après le non-lieu qui innocente l'ex-président dans l'affaire Bettencourt, levant un obstacle sur le chemin de son éventuel retour en politique, son ancien Premier ministre a laissé entendre qu'il était mieux placé que lui pour gagner en 2017.

Selon l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, M. Fillon aurait affirmé : "aujourd’hui, je crois que je suis mieux placé que Nicolas Sarkozy pour l’emporter en 2017. Si je ne le pensais pas, je ne serais pas candidat". 

Selon Jérôme Chartier, porte-parole de François Fillon, ce dernier n’a pas exactement dit ça. Répondant au journaliste de l’hebdomadaire qui lui demandait +est-ce que vous pensez aujourd’hui (…) que vous êtes le mieux placé pour faire gagner la droite en 2017 ? J’imagine que vous ne seriez pas candidat si vous ne l’étiez pas ?+, M. Fillon a dit : "bien sûr, je ne le serais pas".

Toujours selon Jérôme Chartier, il a ajouté : "je ne suis pas prétentieux, je sais que tout cela est difficile, j’imagine bien qu’il puisse y avoir d’autres candidatures, mais il semble que pour le moment, je ne voie pas d’autres candidatures qui portent à la fois une rupture appuyée sur une expérience solide du gouvernement et du Parlement".

Les déclarations de M. Fillon ont surpris jusque dans son camp, où des députés, qui l’avaient soutenu dans sa bataille contre Jean-François Copé pour la présidence du mouvement, lui reprochent de "cracher dans la soupe".

"Je ne reconnais plus Fillon, l’homme d’Etat qui avait du recul", a dit Damien Meslot (Territoire-de-Belfort), mercredi à l’AFP. "Beaucoup d’entre nous sont perplexes, j’ai peur que les divisions alimentent le Front national pour les municipales". "Dans un duel Copé/Fillon, j’étais pour Fillon. Mais entre lui et Sarkozy, je choisis Sarkozy", a-t-il dit.

Idem pour Christian Estrosi : "Si François Fillon franchit une ligne, bien évidemment c’est au côté de Nicolas Sarkozy que je me trouverai", a réagi le député-maire de Nice sur RFI. 

"J’ai soutenu Fillon mais si le match est avec Sarkozy, alors, ça change tout", confie également Dominique Dord, qui a envoyé un message à l’ex-Premier ministre pour lui dire que "les petites phrases sur Sarkozy (le) gênent". Le député de Savoie observe néanmoins que "ce n’est pas faux de dire qu’aujourd’hui, il (Fillon) est le mieux placé".

"La guerre des chefs ça suffit !"

L’ancien Premier ministre Alain Juppé, auquel certains prêtent le souhait de jouer le rôle de troisième homme face aux deux prétendants, a tiré la sonnette d’alarme sur son blog, jugeant que "la survie de l’UMP est en jeu" à cause de ces "chicaïas internes".

"D’un côté, nous perdons sur le flanc centriste qui s’efforce de reconstituer l’ancienne UDF. De l’autre, en nous précipitant dans le piège de nos relations avec le Front National, nous décomplexons notre propre électorat qui cède de plus en plus aisément à la tentation de préférer l’original à la copie", écrit l’ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon.

"La guerre des chefs, ça suffit !", a exhorté le député et vice-président de l’UMP Laurent Wauquiez, invité de l’émission Questions d’info (LCP/France Info/Le Monde/AFP).

Lors du bureau politique de l’UMP, mercredi, M. Copé a appelé à se recentrer sur les "préoccupations des Français. "A chaque fois que l’on est prisonnier de querelles politiciennes ou de personnes, le prix à payer est colossal", a-t-il dit. 

Dans Valeurs actuelles, M. Fillon soutient qu’il a décidé de se présenter à l’élection présidentielle "au soir de la défaite" de M. Sarkozy, le 6 mai 2012. Et tire à boulets rouges sur l’ancien président : "Quand on perd une élection, il est impossible de dire qu’on a fait une bonne campagne (…) On est obligé de se remettre en cause, sinon, c’est un bras d’honneur aux Français".

Le 6 octobre, l’ancien Premier ministre avait déjà déclaré être "de facto en compétition" avec M. Sarkozy.

S’il reconnaît que "Sarkozy allait dans la bonne direction" quand il était président, il précise que certaines "priorités, qui sont les miennes" souligne-t-il, "n’étaient pas au coeur de son programme".

"Pour moi, la vie politique, ce n’est pas un spectacle. Un homme politique n’est pas une star, ses convictions et sa détermination ne se mesurent pas au nombre de ses émissions télévisées", assène-t-il, visant l’exposition médiatique permanente de M. Sarkozy lorsqu’il était président. 

"Comme l’histoire l’a démontré, il est très difficile de revenir quand on a été battu", poursuit François Fillon. Cependant, si M. Sarkozy revenait, il n’exclut pas de se présenter lui aussi, rappelant la victoire de la droite en 1995, malgré ses deux candidats.

 

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