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Un vote à l’UMP pour entériner l’accord entre Copé et Fillon

Le 28 juin 2013 à 09h45 , mis à jour le 29 juin 2013 à 11h22

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Le logo de l'UMP, le 26 novembre 2012

Le logo de l'UMP, le 26 novembre 2012, © 2012 AFP


Les militants de l'UMP ont commencé vendredi à voter sur l'avenir de leur parti, afin de mettre un terme à la guerre fratricide ouverte à l'automne dernier entre l'ancien Premier ministre François Fillon et Jean-François Copé, qui devrait finalement garder la présidence du parti jusqu'en 2015.

"Le vote a commencé vite et fort et se poursuit à un rythme satisfaisant", a affirmé à l’AFP Anne Levade, professeur de droit public, chargée de contrôler ce référendum 100% électronique, qui a démarré à 08H00 et doit se terminer dimanche à 18H00. Vendredi à 18H30, quelque 30.000 adhérents avaient déjà voté, selon la juriste. 

Dans la salle dédiée au contrôle des opérations électorales, au rez-de-chaussée du siège de l’UMP, à Paris XVe, Mme Levade et deux élus - le député copéiste Étienne Blanc (Ain) et le sénateur filloniste du Val-d’Oise Hugues Portelli - se relaient sans interruption jusqu’à dimanche soir. 

La contestation des votes et les soupçons mutuels de fraude, notamment sur les procurations, avaient empoisonné le congrès de novembre du principal parti d’opposition. Cette fois, "il n’y a pas de procuration" et "le vote électronique est entièrement sécurisé", a assuré Mme Levade. 

"L’autorité de supervision" peut "traiter en temps réel les réclamations et exercer un contrôle continu grâce à des dispositifs d’alerte qui permettent de détecter d’éventuelles fraudes". Au premier jour du scrutin, il n’y a eu que quelques rares réclamations, toutes "d’ordre technique". "Naturellement, l’autorité de supervision se réserve la possibilité d’annuler le résultat d’un bureau où les votes paraîtraient litigieux", a précisé la juriste.

Les quelque 315.000 militants UMP à jour de cotisation au 31 décembre 2012 sont invités à répondre à deux questions : l’une sur les nouveaux statuts, l’autre sur un éventuel nouveau vote en septembre pour remettre en jeu la présidence de M. Copé. Ils votent soit de chez eux sur leur ordinateur personnel, soit sur l’ordinateur d’une permanence UMP de leur département. Là encore pour éviter toute tricherie, un permanent fait une photocopie de leur pièce d’identité à l’issue de leur vote. 

"Nouveauté de taille"

Le député-maire de Meaux et son adversaire du congrès de novembre sont tombés d’accord pour ne pas raviver leur longue et amère querelle. Sans surprise, les militants, nombreux à manifester dans les meetings leurs craintes de voir la guerre des chefs se rallumer, devraient les suivre sur cette voie et dire non à un nouveau vote. Dans ce cas, M. Copé serait confirmé dans ses fonctions de président jusqu’à novembre 2015, date arrêtée statutairement du prochain congrès. 

L’autre question, portant sur la rénovation des statuts de l’UMP, sur laquelle les principales personnalités du parti ont bûché pendant près de quatre mois, ne devrait pas non plus créer la surprise. Les nouveaux statuts devraient être très largement approuvés. 

Ils introduisent pourtant une nouveauté de taille : l’organisation d’une primaire pour l’élection présidentielle, à l’instar de ce qu’avaient fait avec succès les socialistes en 2011. Pour l’UMP, habituée à vivre avec l’idée gaullienne que l’élection présidentielle est avant tout "la rencontre d’un homme et d’un peuple", cette primaire est de nature à "transformer la vie politique à droite", estime le filloniste Jérôme Chartier. "Le mythe du candidat naturel, c’est terminé", se félicite-t-il.

En clair, cela veut dire que Nicolas Sarkozy lui-même, qui parlait en 2011 d’"incompatibilité culturelle" entre la primaire et son camp, serait tenu de concourir pour la place de candidat à la présidentielle de 2017, s’il voulait revenir. 

Jean-François Copé, qui table sur un retour de l’ancien chef de l’Etat - "il me trouvera à ses côtés quel que soit son choix", répète-t-il - n’était lui non plus pas favorable à l’instauration d’une primaire. "C’est une concession, rien n’est plus important que l’apaisement", affirme-t-il. 

 

 

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