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Jérôme Cahuzac auditionné : ce qu’il ne fallait pas rater

Le 26 juin 2013 à 16h00 , mis à jour le 26 juin 2013 à 21h30, par Tristan Quinault Maupoil

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L'ancien ministre du Budget a été interrogé mercredi par la commission d'enquête parlementaire.

L’audition en intégralité :

Ou résumée en 10 minutes :

Retour sur l’audition :

Jérôme Cahuzac est arrivé en scooter à l’Assemblée nationale, devant une foule de journalistes.

Le président de la commission d’enquête, Charles de Courson livre ses impressions avant d’entamer l’audition. "Nous ne sommes pas des juges d’instruction", rappelle le député UDI, qui veillera à la teneur des questions de ses collègues.

Alors qu’il était invité à s’exprimer pendant 10 à 15 minutes, Jérôme Cahuzac n’a pas souhaité faire de déclarations. Les membres de la commission sont invités à poser leurs questions.

Les enfants de Cahuzac

"Il y a deux tabous que je n’ai pas transgressés", affirme l’ancien ministre, "je n’ai jamais juré de ne pas détenir de compte sur la tête de mes enfants. Le deuxième tabou, mentir à l’administration dont j’avais la charge m’a semblé impossible".

Jérôme Cahuzac ne souhaite pas répondre à certaines questions de la commission. Il juge que certaines demandes des parlementaires empiètent sur l’enquête judiciaire en cours. "Vous réalisez à quel point vous mettez notre commission en difficulté", lui lance Charles de Courson.

"Stéphane Fouks était un ami très proche"

Le communicant Stéphane Fouks n’a pas aidé Jérôme Cahuzac, promet-il. "C’était un ami très proche, à qui, n’ayant pas dit la vérité, je vois mal comment il aurait pu m’aider en quoi que ce soit dans ma communication".

"J’ai menti en vous répondant, monsieur le député"

Daniel Fasquelle (UMP) demande à Jérôme Cahuzac s’il regrette d’avoir menti aux députés, le 5 décembre, quand il lui a été posé la question de la véracité des informations de Médiapart. "J’ai menti en vous répondant, monsieur le député, parce que dans les heures qui précédaient, j’avais menti au Premier ministre et au président de la République", dit Jérôme Cahuzac.

Cahuzac en a "convaincu plus d’un"

La députée Cécile Untermaier (PS) interroge l’ancien ministre sur son pouvoir de persuasion devant François Hollande et Jean-Marc Ayrault. "Je ne m’en félicite pas, j’ai plutôt tendance à le regretter très amèrement, mais il semble que j’ai pu mettre dans mes dénégations une force de conviction qui a, je le regrette, convaincu plus d’un", répond l’ancien ténor socialiste.

Jérôme Cahuzac charge Michel Gonelle, qui a été le premier détenteur de l’enregistrement audio dans lequel l’ex-ministre reconnaît avoir un compte bancaire à l’UBS, en Suisse. Il ironise sur "sa conception du débat politique". Michel Gonelle est un ancien élu de Villeneuve-sur-Lot, ancien fief de Jérôme Cahuzac et révèle deux faits de sa part "pas connus à Paris" :

"Allo Bernard ?"

Jérôme Cahuzac raconte qu’il a eu un contact avec Jean-Marc Ayrault après ses aveux. Mais … par erreur. Les services de Matignon se sont trompés de numéro.

"Victime de moi même"

La députée Marie-Christine Dalloz (UMP) demande au socialiste s’il pense être "une victime". Réponse de l’intéressé : "Si je suis une victime, je suis une victime de moi même".

Jean-Pierre Gorges, député UMP de l’Eure-et-Loir, demande quelles questions il aurait fallu poser à Jérôme Cahuzac pour "qu’on connaisse tout". Ce dernier ne veut pas répondre.

"Je n’ai signé aucun contrat avec aucun éditeur"

Le futur livre de Jérôme Cahuzac fait débat. Le député UMP Philippe Houillon interroge l’ancien ministre : "Qu’est-ce qui vous permet de penser que vous êtes autorisé à raconter votre version de l’affaire dans un livre et que vous ne le seriez pas à répondre aux questions de la commission d’enquête ?" L’ancien ministre lui promet de lui envoyer un exemplaire.

Fact-checking

Deux journalistes invités en plateau ont contredit deux affirmations de Jérôme Cahuzac au cours de son audition :

A la sortie de la commission, les députés disent leur déception :

Plus d’infos :

Retour sur l’affaire Cahuzac

Le débat de Ça vous regarde avec Charles de Courson, le président de la commission d’enquête, le rapporteur, Alain Claeys, Charlotte Chaffanjon, journaliste au Point et auteur de "Les yeux dans les yeux" et Dominique de Montvalon, éditorialiste à l’Opinion.

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