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Premier jour d’examen du projet de loi sur l’école

Le 11 mars 2013 à 14h40 , mis à jour le 11 mars 2013 à 17h41, par Tristan Quinault Maupoil

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Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon. Crédit photo : Tristan Quinault Maupoil/LCP.fr

Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon. Crédit photo: Tristan Quinault Maupoil/LCP.fr


Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, présente son projet comme une "étape majeure de la refondation de l'école" mais aussi comme "un projet de société".

Vincent Peillon a défendu lundi son projet de loi pour la refondation de l’école devant les députés, ouvrant ainsi le débat sur ce texte à l’Assemblée. Au cours d’un exposé de quarante cinq minutes, le ministre de l’Éducation a d’abord salué son homologue allemande, présente dans l’hémicycle et symbole de la coopération franco-allemande dans le domaine de l’éducation.

Vincent Peillon a ensuite donné sa vision de ce débat qui va durer une semaine avant d’arriver au Sénat : "Nous devons dépasser les postures partisanes qui nous font perdre trop de temps", plaide le philosophe de formation qui appelle les députés au "rassemblement" afin de mener une "œuvre collective" pour l’école.

A l’aide d’une anaphore, il a énoncé les trois fondements de son projet de loi : "Qu’y a-t-il de partisan à vouloir accorder dans ce pays la priorité au primaire ? ; Qu’a-t-il de polémique à vouloir accueillir les enfants de moins de trois ans ? ; Qu’y a-t-il de polémique, de diviseur ou de partisan à vouloir redonner à nos élèves le temps d’apprendre et à nos professeurs le temps d’enseigner ?" a-t-il demandé en référence aux rythmes scolaires.

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Un projet de loi d’orientation

Lutte contre l’échec scolaire, formation des enseignants, apprentissage des langues régionales, de l’hymne européen, prévention des jeux dangereux, promotion de l’égalité des genres. C’est un projet de loi très général qui va être examiné à partir de lundi dans l’Hémicycle.

Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, veut présenter un texte qui "consiste à rebâtir une école à la fois juste pour tous et exigeante pour chacun" avec un objectif "d’élévation générale du niveau de tous les élèves". Vincent Peillon va ainsi porter plusieurs promesses du candidat Hollande : notamment sur la formation des enseignants. Le projet de loi prévoit "d’assurer une vraie formation initiale et continue pour les métiers du professorat et de l’éducation avec la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducation". L’année de stage, supprimée par Luc Chatel, est rétablie.

Le texte de Vincent Peillon prévoit la création d’un fonds destiné à aider les communes pour leurs activités péri-scolaires jusqu’à 16h30. L’accueil des enfants de moins de trois ans devra être facilité. En CP, les élèves devront obligatoirement apprendre une langue étrangère. Les collégiens assisteront à des cours de morale, utiliseront davantage les outils numériques et devraient moins redoubler.

Création de 60.000 postes

Pour accompagner ces différentes évolutions, un rapport annexé au projet fixe également l’objectif de 60.000 créations de postes dans l’Éducation, un engagement phare de François Hollande.

Lors de l’examen du texte en commission, en février, près de 150 amendements ont été retenus. Parmi eux, un amendement présenté par le groupe socialiste veut intégrer "les conditions de l’égalité de genre" dans les missions de l’école primaire. Xavier Breton (UMP), estime que cela consiste à promouvoir "une idéologie", la théorie du genre. De son côté, l’UMP a déposé un amendement, adopté, invitant les enseignants "à intégrer les langues et cultures régionales dans leur enseignement afin d’en favoriser la transmission". Les écologistes ont proposé l’apprentissage de l’hymne européen par les écoliers, en plus de l’hymne national. La commission des Affaires Culturelles veut aussi que la devise de la République et le drapeau tricolore soient apposés sur la façade de tous les établissements scolaires. Mais cette disposition n’aura pas de caractère obligatoire.

Les débats doivent durer une semaine avec un vote final prévu le mardi 19 mars. Il devrait ensuite être examiné au Sénat vers le mois d’avril, pour une adoption définitive au début de l’été, de façon à ce que certaines mesures puissent entrer en application dès la rentrée.

> L’impossible réforme de l’école ?

Avec AFP

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