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La France part "en guerre contre le terrorisme"

Le 14 janvier 2013 à 15h20 , mis à jour le 17 janvier 2013 à 12h16, par Astrid de Villaines

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La décision d'intervention militaire au Mali a été prise par François Hollande vendredi en accord avec le président malien Dioncounda Traoré. Les parlementaires ont débattu mercredi de cette intervention.

La France est entrée ce week-end en guerre au Mali, après un accord entre les présidents français et malien.

A l’heure de la rentrée à l’Assemblée mardi, les présidents de groupe ont apporté leur soutien au gouvernement dans cette opération. Les communistes et les écologistes y ont tout de même apporté certaines réserves.

Début des opérations

L’intervention devait être menée par un pays africain, selon les préconisations de l’ONU, mais devant le risque d’une attaque islamiste sur la ville de Konna (centre du pays), le président malien, Dioncounda Traoré a demandé l’aide de la France.

L’opération Serval a donc été validée par François Hollande vendredi et les premières frappes ont démarré vers 16 heures. Objectif selon Jean-Yves Le Drian : empêcher les islamistes de progresser vers le Sud. "La France est en guerre contre le terrorisme, où qu’il se trouve, pour préserver sa sécurité, et celui du Mali, pays ami" a justifié le ministre de la Défense

Dimanche, la France a bombardé pour la première fois les positions islamistes au nord du pays. "Les Français ont fait du bon travail. Presque tous les islamistes ont fui Gao", a assuré un élu de la ville. Les menaces de représailles de la part des organisations terroristes ne se sont pas fait attendre. Dès le lendemain, lundi, les jihadistes ont assuré qu’ils allaient "frapper le cœur de la France".

Réactions politiques

Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères soutient cette opération. Il a estimé mercredi sur France Info que "c’est le terrorisme qui nous fait la guerre".

Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur la même antenne, a reproché au gouvernement cette intervention. "C’est le rôle des Africains, les Africains sont des adultes, ce ne sont pas des pays folkloriques, ce sont de vraies nations. Et je trouve que nous sommes en train de reprendre l’habitude d’intervenir par-ci, par-là", a regretté le co-président du parti de gauche.

Marine Le Pen a jugé "légitime" l’intervention tout en affirmant un "paradoxe"’. "Les armes contre lesquelles nous nous battons aujourd’hui sont peut-être les nôtres, puisque ce sont celles que nous avons parachutées notamment en Libye, au soutien des islamistes qui s’étaient introduits et qui ont pris la rébellion ici et en Syrie".

Consultation du Parlement

Certains députés se sont étonnés de ne pas avoir été consultés avant cette opération. La constitution n’oblige pas le gouvernement a demander l’avis du parlement avant quatre mois d’intervention. Le gouvernement doit simplement "informer" le Parlement, ce qui a été fait le 11 janvier dernier.

Un débat sans vote a eu lieu mercredi au Parlement sur la situation au Mali, a annoncé Jean-Marc Ayrault lundi à l’issue d’une réunion de deux heures avec les principaux responsables parlementaires dominée par l’unité sur le principe de intervention lancée par l’exécutif.

Lors de ses voeux à la presse mercredi, François Hollande a insisté sur le caractère nécessaire et légitime de cette opération.

Prise d’otages en Algérie

Au même moment mercredi, l’Algérie était entraînée malgré elle dans le conflit malien avec une prise d’otages d’étrangers par un groupe lié à Al-Qaïda en représailles au soutien logistique algérien à l’intervention française au Mali voisin.

Les autorités algériennes, qui ont longtemps plaidé pour un règlement politique au Mali, ont autorisé le survol de leur territoire par des avions de l’armée française intervenue pour aider les troupes maliennes à repousser une offensive des radicaux islamistes y compris Al-Qaïda venus du nord malien.

L’attaque du groupe islamiste armé s’est produite mercredi contre le complexe gazier d’In Amenas, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l’algérien Sonatrach, dans le centre-est de l’Algérie, près de la frontière libyenne. Plusieurs Occidentaux font partie des otages

Evoquant la prise d’otages en Algérie sur un site gazier, le ministre a seulement déclaré que les autorités françaises étaient "en relation permanente avec les autorités algériennes". "Nous faisons totalement confiance aux autorités algériennes pour faire face à la situation complexe" à laquelle ils sont confrontés sur place, a-t-il ajouté.

(avec AFP)

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