Le 22 février 2012 à 22h17
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 3 septembre 2011 lors de l'Université d'été des Jeunes Populaires à Marseille
"Venir ici sur les terres symboliques de M. Hollande, c’est une manière d’attirer l’attention sur ses réalisations concrètes", la présidence du Conseil général de Corrèze, ravie à l’UMP en 2008, étant, avec la direction du PS, son "seul bilan" puisqu’il n’a "jamais été ministre", a déclaré à la presse M. Copé, lors d’un déplacement à Malemort-sur-Corrèze, près de Brive-la-Gaillarde.
"Il est temps qu’à Paris, on réalise ce que veulent dire pour les contribuables corréziens les conséquences de la politique de M. Hollande", a-t-il souligné.
"Il y a", selon M. Copé, "le François Hollande de Paris, celui qui fait des grandes phrases, attaque Nicolas Sarkozy et ne fait pas de propositions concrètes" et "puis, il y a le François Hollande de la Corrèze, le laboratoire de ce qu’il pourrait être tenté de faire pour la France si demain, ce qu’à Dieu ne plaise, il devait être élu président de la République".
"En quatre ans, la dette a augmenté de 110 millions d’euros ; les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 30% depuis 2007 ; la taxe foncière s’est accrue de 9% et il a matraqué les classes moyennes en rendant les transports publics scolaires, gratuits, payants selon les revenus", a ajouté le secrétaire général de l’UMP.
Dans son réquisitoire, il a omis de préciser que la Corrèze était, en 2008, au moment où M. Hollande a été élu président du Conseil général, le département le plus endetté de France, avec une progression de la dette de 140 millions d’euros entre 2005 et 2008.
A deux mois jour pour jour du premier tour de la présidentielle, le patron de l’UMP a tenu dans la soirée un meeting à Malemort devant, selon l’UMP, 1.300 personnes, un public majoritairement âgé.
En Corrèze, ancien fief de Jacques Chirac, ce "bébé Chirac" a rendu hommage à l’ex-président de la République, auprès duquel il a "commencé (son) engagement politique" et auquel il "doit tant".
Il en a profité pour railler M. Hollande qui, "en recherche permanente de filiation", "nous explique sans rire qu’il ressemble à Jacques Chirac", alors que ce dernier a "su décider et trancher" et était "l’une des figures les plus respectées de la planète". "Rien à voir avec M. Hollande qui n’arrive même pas à décrocher un rendez-vous avec les dirigeants européens", a-t-il dit.
En juin, M. Chirac avait provoqué la colère des sarkozystes en affirmant qu’il voterait Hollande en 2012, même s’il avait ensuite tenté de rectifier en parlant d’"humour corrézien".
Pendant la campagne, a promis M. Copé, l’UMP va "obliger" le candidat PS, accusé "d’imposture intellectuelle" et "d’incarner tous les conservatismes de notre pays", à "sortir de sa planque".
Le numéro un de l’UMP, qui pourrait être le contradicteur de M. Hollande prochainement sur France 2, a "garanti un échange pédagogique".
Commentez cet article :
Les commentaires sur cet article :
armando_95 le 23 février
C’est quoi cet article qui n’est même pas signé et qui prend parti pour le candidat du PS. Les faits sont là quoi qu’en pense la personne qui l’a rédigé. Le candidat du PS est un imposteur !
dupond-dupont le 23 février
UMP-PS : bilan calamiteux de la France.
Bernard le 23 février
Copélovici, la poêle qui se fout du chaudron.
FRITZ le 23 février
Toujours aussi fort le bougre,
Si je regarde l’histoire de la Corrèze,
Elles sont accrochées ou les casseroles ? qui a fait quoi de 2002 à 2008 ?
En trois années Hollande à tué le département ? Mais que n’a tant fait Dame Chirac pour dénoncer cette gabegie, toujours aussi nul ce clown.
dixit Wilkipedia :
Jean-Pierre Dupont, né le 19 juin 1933 à Alger (Algérie), est un homme politique français.
Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de la Corrèze (3e). Il fait partie du groupe UMP. Il a été réélu d’extrême-justesse en 2007 face à son adversaire socialiste Martine Leclerc, élue en 2008 maire d’Ussel, et fut président du conseil général de la Corrèze de 1998 à 2008.
François Hollande, 1er secrétaire du PS et candidat aux élections cantonales en mars 2008 avait déclaré vouloir lui reprendre la tête du conseil. Le PS a battu la droite dans 3 des 18 cantons mis en jeu ; le conseil général bascule donc à gauche. François Hollande remplace Jean-Pierre Dupont à la tête de l’assemblée départementale.
Dont acte
Serge le 23 février
Copé parle nous de ton bilan calamiteux pour la France . pas de faux fuyant comme d’hab.