Le 22 février 2012 à 17h30
Nicolas Sarkozy marche dans une rue à Paris avant de rencontrer des parlementaires UMP, le 22 février 2012
Peu avant l’officialisation de sa candidature à un second mandat, le chef de l’Etat avait réuni à l’Elysée députés et sénateurs de la majorité (UMP et Nouveau centre) pour rassurer ceux qui s’inquiétaient de l’avance prise par leur adversaire François Hollande. De leur propre aveu, les élus étaient ressortis de la séance de "coaching" présidentiel "revigorés".
Mercredi, le candidat Sarkozy a renouvelé l’opération, cette fois à proximité de son QG de campagne et à destination de ceux qui jugent que sa descente dans l’arène n’a pas provoqué "l’électrochoc" attendu.
Les sondages d’intentions de vote sont partagés depuis l’entrée en campagne du 15 février. CSA a ainsi placé François Hollande à 28% (-2) d’intentions de vote au premier tour contre 27% (+1) à Nicolas Sarkozy. Mais Ipsos a jugé nul l’effet "candidature" en créditant le candidat socialiste de 32% des suffrages, largement devant son adversaire de l’UMP avec 25%.
A en croire les propos enthousiastes d’après déjeuner de ses partisans, le message du chef de l’Etat a été reçu 5 sur 5. "C’est tout sauf +chronique d’une défaite annoncée+", a résumé le député de la Drôme, Hervé Mariton. "On retrouve les grands moments de la campagne de 2007", s’est enflammé son collègue du Nord, Marc-Philippe Daubresse, "ceux qui connaissent Sarkozy comme nous savent que quand il est en campagne il est quasiment imbattable".
Gonflés à bloc par le discours présidentiel, les élus de la majorité sont tombés à bras raccourcis sur le candidat socialiste. "Il a un programme de sous-secrétaire d’Etat aux Finances (…) tandis que nous, on va faire une proposition toutes les semaines", a jugé le député de Paris Bernard Debré, "quand Nicolas Sarkozy entre en campagne, ça dépote !"
Malgré le frémissement observé par certains instituts, les proches de Nicolas Sarkozy se sont gardés de tirer la moindre leçon des derniers sondages, qui continuent à donner gagnant François Hollande. "Les sondages, quand ils sont bons, ça rend idiot, et quand ils sont mauvais ça rend dépressif", a tranché la députée de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord.
Le moral de ses troupes officiellement au beau fixe, Nicolas Sarkozy doit dévoiler mercredi à 20H00 sur France 2 de nouvelles propositions "sur le thème du travail", selon un message diffusé sur son compte Twitter.
En haranguant les salariés d’Alstom mardi en Charente-Maritime, le candidat de l’UMP a résumé sa philosophie sur la question et répété sa volonté d’en faire, en cas de réélection, la question d’un référendum.
"L’idée que je vais proposer c’est que toute personne qui perd son emploi, soit elle en retrouve un, soit (…) on lui dit +on va vous apprendre un nouveau métier+", a répété Nicolas Sarkozy. "Pourquoi on serait fichu à 57 ans ? Où c’est écrit ? C’est écrit simplement dans le grand livre de ceux qui renoncent, dans le grand livre de ceux qui sont fatigués avant de se lever".
Selon son entourage, il pourrait aussi préciser son propos sur l’instauration d’une dose de proportionnelle dans le mode d’élection des députés. Cette réforme fait l’objet d’une proposition qui est loin de faire l’unanimité à l’UMP et que, à en croire ses invités, il n’a pas évoquée mercredi devant sa majorité.
Commentez cet article :
Les commentaires sur cet article :
Scave56 le 22 février
Hélas, hélas, notre petit zébulon a beau se démener et tournicoter comme un vilain diable, mais rien n’y fait : les sondages ne décollent pas … Quand ça veut pas, ça veut vraiment pas ! Il faut bien dire et constater qu’il les a usé les Français. Cinq ans, c’est bien assez. C’est trop. On n’en veut plus, ni de lui, ni de l’UMP. Inutile d’insister.
marronneur le 22 février
A force de le voir tous les jours à la télé depuis 5 ans et battre le pavé, fanfaron commence à nous gonfler, 27 % ce n’est pas juste, vu son bilan et l’endettement du pays, il ne mérite pas d’être réélu. Sarkozy a dépensé l’argent que on n’avait pas et hollande a déjà prévu de dépenser l’argent que on n’a pas.
Miramar le 23 février
La télé et les médias en général sont polluées par Sarko. On ne peut plus entendre les infos tranquille sans voir sa tronche de cake. Faut toujours zapper. Quelle liberté a t on en France si on ne souhaite pas le voir ? Aucune ! C’est fatiguant. Vivemnt juin , peut être qu’on ne le verra plus sinon c’est encore 5 ans de galère