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Fillon et le PS s’affrontent sur le traité de Maastricht en 1992

Le 22 février 2012 à 17h17

Le Premier ministre François Fillon parle avec le ministre de l'Intérieur Claude Guéant le 21 février 2012 à l'Assemblée nationale

Le Premier ministre François Fillon parle avec le ministre de l'Intérieur Claude Guéant le 21 février 2012 à l'Assemblée nationale


François Fillon a une nouvelle fois critiqué, mercredi à l’Assemblée, la décision du PS de s’abstenir ou de voter contre le Mécanisme européen de stabilité (MES), s’attirant des répliques de députés PS sur son opposition au Traité de Maastricht en 1992.

"La majorité peut être fière d’avoir adopté le Mécanisme européen de solidarité et je veux dire que ce vote n’est pas un vote technique, c’est en réalité l’expression d’une volonté politique de ne pas démanteler 60 années de construction européenne sous la pression des marchés", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée, interrogé par le président du groupe UMP, Christian Jacob.

"C’est vrai que face à la gravité des circonstances actuelles, je regrette que le Parti socialiste n’ait pas choisi de voter en faveur de ce Mécanisme", a déploré M. Fillon. "Vous n’avez plus la force de distinguer l’intérêt général et l’intérêt électoral à court terme", a-t-il jugé.

Le Premier ministre a ensuite été interpellé par le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, qui lui a reproché de soutenir Nicolas Sarkozy, "le candidat du reniement", en matière de pouvoir d’achat notamment.

"Nous ne pouvons accepter votre leçon de courage et de cohérence", a estimé M. Ayrault, rappelant que M. Fillon avait voté "non" en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht.

"En matière de reniement, vous êtes un expert", a répliqué M. Fillon, soulignant ainsi que le PS avait été le "champion des privatisations entre 1997 et 2002" après les avoir combattues, et n’avait pas hésité à alléger la fiscalité sur les stock-options ou l’impôt sur le revenu.

"Quant à mon vote sur le traité de Maastricht, j’ai voté contre, j’ai eu le courage de mes opinions !" a rétorqué M. Fillon.

Dans la foulée, le député PS de Seine-Saint-Denis, Bruno Le Roux, a accusé le Premier ministre de n’avoir "ni mémoire ni courage". "Le 23 juin 1992, pour le traité de Maastricht (…) vous avez eu simplement le courage de ne pas participer au vote et vous venez aujourd’hui nous donner des leçons", a-t-il lancé.

Dans un communiqué, le Premier ministre a déploré mercredi après-midi que, "pour justifier son abstention, le groupe socialiste ait cru devoir falsifier la vérité".

Selon lui, "il est de notoriété publique qu’à l’initiative de Philippe Séguin, un groupe de députés RPR, dont je faisais partie, s’est opposé au Traité tout au long de la procédure législative, puis référendaire".

"J’ai ensuite mené campagne activement pour le Non au referendum, contre l’avis de la direction de mon parti, défendant ainsi jusqu’au bout mes convictions", a-t-il relevé.

"Le groupe socialiste pourra utilement retrouver dans les archives de l’Assemblée nationale mon nom parmi ceux qui ont voté, le 5 mai 1992, l’exception d’irrecevabilité défendue par M. Séguin", a prévenu M. Fillon, ajoutant que "ce vote était un engagement fort pour la défense d’une Europe politique qui, à nos yeux, faisait défaut dans le Traité de Maastricht".

Le Premier ministre n’avait en revanche pas pris part au vote, lors d’une réunion du Parlement en Congrès le 23 juin 1992 destinée à valider les "transferts de compétences nécessaires à l’établissement de l’union économique et monétaire européenne".

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Les commentaires sur cet article :

max64 le 22 février

Fillon touche la ou çà fait mal ! Les socialistes sont furieux comme à leur habitude et jouent les outragés.Cela n’enlève rien au problème.La vérité ils manquent de courage sur un sujet bigrement important ! Comme le dit Sapin ,on joue les rois de l’esquive et cela marche.Oui pour combien de temps ?

philippe le 22 février

Je trouve ça politique spectacle ! Des pro-Européens contre des pro-Européens. Tous deux la même politique désastreuse Européenne, l’un augmente les impôts indirects, l’autre les impôts directs, bref blanc bonnet et bonnet blanc. Le pire c’est que cette mascarade dure depuis 30 ans déjà sans que personne ne se rende compte qu’ils se foutent de nous droite comme gauche ! C’est déplorable ces Français qui rêvent encore d’un changement passant à chaque fois de droite à gauche ou de gauche à droite ! Une bande de moutons dressés dès le plus jeune age à cet assouvissement à la pensée unique !!

marronneur le 22 février

Tout ce que les socialistes ont fait, c’est d’appauvrir les peuples.(Espagne). Le déclin de la France à commencer en 1981, depuis la gauche comme la droite n’ont pas pris les bonnes mesures pour remettre le pays sur le bon chemin. Ex : Allemagne.

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