Le 22 février 2012 à 14h07
Les ministres François Sauvadet (G) et Maurice Leroy (D) le 24 janvier 2012 à l'Assemblée
"Jusqu’au milieu de la semaine dernière, nous préparions une motion (…) mais, après l’annonce par Hervé Morin de son retrait et son soutien immédiat à Nicolas Sarkozy, nous avons décidé de ne pas la déposer", expliquent dans un courrier aux militants les ministres François Sauvadet, Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde, numéro 2 du parti, André Santini, vice-président et le député Hervé de Charette.
Les cinq hommes, opposés à la candidature d’Hervé Morin qu’ils jugeaient sans issue, s’étaient prononcés pour Nicolas Sarkozy et appelaient à l’ouverture immédiate de négociations avec l’UMP en vue d’un accord pour les législatives. "Notre objectif, c’est que la famille centriste obtienne un groupe parlementaire de 60 à 70 députés", a dit mercredi François Sauvadet.
Dans leur courrier, les cadres du NC regrettent que le congrès de samedi qui vise à définir la ligne du parti pour les prochaines échéances électorales, n’ait pas eu lieu "à l’automne", comme prévu.
"Vous connaissez la suite. L’audience anecdotique de cette +campagne+ nous a fait assimiler à un score marginal, ne pouvant résumer un parti comme le nôtre qui compte une quarantaine de parlementaires et des milliers d’élus locaux. Cette marginalisation a ouvert la porte à la raillerie" et "a débouché sur l’impossibilité de réunir" les 500 signatures nécessaires pour concourir à l’Elysée, résument ministres et députés centristes, en faisant porter tout le poids de cet échec à Hervé Morin.
"Aujourd’hui, à quoi sert un vote du congrès ? Nous a-t-on demandé notre avis pour déclarer une candidature ou pour le retrait de candidature ?", demandent-ils en appelant à "tourner la page de cet épisode malheureux" pour engager "une négociation avec l’UMP en vue d’un véritable contrat de majorité".
"Nous devons éviter ce qui peut nous affaiblir, voire pire offrir une tribune à nos concurrents". Mais, "en responsabilité, nous pensons que c’est une fois les élections passées que devra s’ouvir le débat sur la gouvernance de notre mouvement", expliquent les cadres centristes en mettant ainsi en cause le maintien d’Hervé Morin à la tête du parti.
"Oui, la question de la gouvernance du NC sera posée à l’automne (prochain congrès)", a insisté devant des journalistes François Sauvadet, jugeant choquant qu’Hervé Morin ose aujourd’hui prétendre que le parti a pu "exister" durant la campagne grâce "au don" qu’il aurait fait "de (sa) personne".
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Les commentaires sur cet article :
Bernard.12 le 22 février
Ben oui c’est triste, le chef se tire, qu’allons nous devenir,les législatives tout ça !!Mais bon on s’en tape…
Benoit le 22 février
Messieurs les députés centristes, Si vous y croyez…, oserez-vous rallier le candidat naturel du centre en France ? C’est maintenant qu’il vous faut avoir du courage . La gauche aura tout ! Etat, régions, départements, grandes villes… Vous seuls pouvez engager le changement pour un Espoir nouveau et si nécessaire.