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Le maire qui avait giflé un adolescent fait appel de sa condamnation

Le 22 février 2012 à 11h14

Maurice Boisart, maire de Cousolre, le 17 février 2012 au tribunal d'Avesnes-sur-Helpe

Maurice Boisart, maire de Cousolre, le 17 février 2012 au tribunal d'Avesnes-sur-Helpe


Le maire de Cousolre (Nord), Maurice Boisart, qui a été condamné vendredi dernier à une amende avec sursis par le tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe (Nord) pour avoir giflé un adolescent rebelle, a décidé de faire appel.

Le maire a annoncé sa décision lors d’une réunion avec ses élus. "Je leur ai annoncé que je faisais appel, avec le soutien de l’AMF (l’Association des maires de France), qui mettait à ma disposition leur service juridique, leur service financier", a déclaré M. Boisart à l’AFP.

"J’ai eu M. (Jacques) Pélissard (président de l’AMF, NDLR) ce matin au téléphone, qui m’a dit que tous les maires de France étaient derrière moi", a-t-il affirmé.

Si M. Boisart ne se considère ni comme un "porte-drapeau", "ni un étendard" des 36.000 maires de France, son "objectif" est "que la fonction de maire soit reconnue et pas dénigrée comme elle l’a été lors de (s)on procès".

Depuis "la sentence, j’ai des centaines et des centaines de mails et de lettres de soutien de pratiquement tous les maires de France", il y a des "citoyens lambda aussi qui m’écrivent, tout le monde me dit de ne rien lâcher", a-t-il ajouté.

"Maintenant je me sens un peu moins seul", a-t-il poursuivi. "Moi j’ai perdu mon honneur dans cette histoire-là", a-t-il jugé, estimant avoir été "traité plus bas que terre" et accusant le procureur d’avoir été "méprisant".

Selon le maire, Me Eric Dupond-Moretti, qu’il décrit comme "un enfant du village", doit le défendre en appel.

Dans cette procédure, l’Association des maires du Nord (AMN) "a décidé de se constituer partie civile à ses côtés, pour le soutenir", selon son directeur Serge Martin, qui estime que "sa condamnation touche tous les maires et indigne une grande partie d’entre eux".

Vendredi, le tribunal d’Avesnes avait condamné M. Boisart à 1.000 euros d’amende avec sursis, à 250 euros de dommages et intérêts, et au paiement des frais de justice de la partie plaignante.

Dans un communiqué publié dans la foulée de la décision du tribunal, le président de l’AMF, Jacques Pélissard (UMP), avait dit craindre que "cette décision n’encourage les actes d’incivilités, d’insultes, voire d’agressions envers des maires". L’AMF s’était déclarée "inquiète".

Maurice Boisart, 62 ans, avait giflé un adolescent de 16 ans, le 24 août 2010, alors que ce dernier escaladait un grillage pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Selon le maire, qui avait déjà été confronté à lui à plusieurs reprises, le jeune homme aurait proféré des menaces de mort après l’avoir insulté.

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Les commentaires sur cet article :

Francky le 22 février

Certaines claques se perdent . A force de protéger et d’excuser les enfants et les jeunes , on en arrive à les rendre tyranniques.Ils ont toujours raison et tous les pouvoirs. Alors pas la peine de venir se plaindre de harcèlement, de rackets,de violences , nous le voulons bien . Ce sont les petits durs qui font la loi. Bayrou a donné une claque et le gamin n’en est pas mort . Alors il faut arrêter ce laxisme. Les parents n’ont qu’à faire leur travail.

jean le 23 février

OU va la France,1000 euros d’amande et 250 euros de dommages et interets, voila un jugement qui risque de faire mouche auprès de tout un tas de petit merdeux qui se croyaient déjà tout permis. Il faut croire que la justice perd le sens des valeurs,j’espère que les parents de ce mineur sont fière de leur rejeton. C’est comme le petit fils qui accuse son grand père pendant des années de viol, de procès en appel et qui un beau jour dit j’ai menti, et qui à le culot de faire une grève de la faim pour contester la décision de justice.Tout cet argent pour ces procès c’est le contribuable qui a payé. Pourquoi l’état ne demande pas le remboursement des sommes engagées par la justice au petit fils et ne le met pas en examen pour dénonciation calomnieuse ainsi pour le fait d’avoir fait perdre son temps à des dizaines d’agents de la fonction public pendant des années, cela aurait le mérite de décourager les personnes qui voudraient suivre son exemple.

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