Le 22 février 2012 à 13h37
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé quitte l'Elysée le 22 février 2012 après le conseil des ministres
"A la suite des informations qui nous viennent de Homs, selon lesquelles un groupe de journalistes aurait été victime de bombardements, je demande au gouvernement syrien l’arrêt immédiat des attaques et le respect des obligations humanitaires qui s’imposent à lui", dit le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé dans un communiqué.
"J’ai demandé à notre ambassade à Damas d’exiger des autorités syriennes un accès sécurisé et médicalisé pour porter secours aux victimes avec le soutien du Comité international de la Croix-rouge (CICR)", poursuit le ministre.
"J’ai demandé à mon directeur de cabinet de convoquer l’ambassadrice de Syrie à Paris pour lui faire part de ces exigences et lui rappeler le caractère intolérable du comportement du gouvernement syrien", ajoute M. Juppé.
"Plus que jamais la France est déterminée à agir pour que cesse la sauvage répression dont est victime chaque jour le peuple syrien", poursuit-il.
La France souhaite connaître ce qui s’est passé exactement et qui constitue une "démonstration supplémentaire de la dégradation" de la situation en Syrie et d’une "répression qui est de plus en plus intolérable", avait déclaré Alain Juppé à la sortie du conseil des ministres.
Selon le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, les deux journalistes tués "ont en plus été poursuivis alors qu’ils essayaient d’échapper aux bombardements".
Selon un militant anti-régime joint par l’AFP via Skype, la journaliste américaine Marie Colvin travaillant pour le Sunday Time et le photo-reporter français Rémi Ochlik ont été tués quand les bombardements ont visé le centre de presse des rebelles dans le quartier de Baba Amr.
Trois ou quatre autres journalistes étrangers ont blessés, selon ce militant. Parmi eux la Française Edith Bouvier reporter au Figaro, a indiqué le quotidien français.
Le grand reporter français Gilles Jacquier a été tué le premier journaliste occidental tué en Syrie.
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Les commentaires sur cet article :
Félix le 22 février
La France ne s’est pas gênée pour intervenir en Lybie ( because pétrole) Elle a même outrepassé ses droits. Au départ il était prévu d’aider les rebelles et ensuite ça a tournée à la traque et la mise à mort de Kaddafi.Pour quel résultat ? Le gouvernement transitoire agit à présent comme Kaddafi : torture, exécutions,réglements de comptes etc… Pourquoi La France recule t elle à présent devant une intervention en Syrie ? Elle n’a pas eu autant de scrupules pour la Lybie. Incohérente la politique de Sarko sans compter que la guerre en Lybie a accru notre déficit. Bon, maintenant pour les 2 journalistes morts,c’est comme pour les militaires : ils savent ce qu’ils risquent en allant là bas et en plus ils gagnent beaucoup d’argent pour ça. C’est malheureux pour leurs familles mais bon c’est leur choix. Moi , je suis d’avis de ne pas intervenir dans ces pays, ce ne sont pas nos frontières et on doit laisser chaque peuple se débrouiller. Mais encore faut il que nos politiques ne soutiennent pas avec des armes les dictateurs en place, c’est ça qui empêchent les peuples de se libérer de leurs oppresseurs que les pays occidentaux ont bien mis en place.
marronneur le 22 février
Il faut attendre après les élections, pour que les rafales qui ne se vendent pas, volent dans le ciel de Syrie. Il suffit de couper une seule tête pour peut’être règler le problême.
rinaldo le 23 février
selon l’agence de presse syrienne DAMPRESS 120 militaires françaic ont été capturés sur le territoire syrien . Qu"en est il exactement pour les médias nationaux , censure ou intox ?
rinaldo le 23 février
selon le reseau voltaire ( voir son site ) il ne s’agit pas de 120 mais de 12 militaires français capturés lors de la prise du quartier de bab amr à homs .parmis ces spécialistes des transmissions se trouve un colonel , en déclinant leur identité , grade et unité d’affectation ces militaires ont requis le statut de prisonnier de guerre.