Le 21 février 2012 à 05h33 , mis à jour le 21 février 2012 à 11h56
Nicolas Sarkozy à la rencontre de bouchers le 21 février 2012 à Rungis
A peine arrivé, à 6h20, le "candidat tout à fait normal", comme il se qualifiera lui-même un peu plus tard, veut désamorcer la "polémique" sur la viande halal qui inonderait entièrement le marché d’Ile-de-France, sans que les consommateurs en soient informés, selon Marine Le Pen, la candidate du Front National qu’il n’a jamais nommée.
"C’est une polémique qui n’a pas lieu d’être. 200.000 tonnes de viande sont consommées chaque année en Ile-de-France. 2,5% sont de la viande casher et halal", explique M. Sarkozy. "Ici, les gens travaillent dur et se donnent du mal. Il fait les respecter", poursuit le candidat UMP, en s’engouffrant dans les salles réfrigérées des grossistes en viande.
Succès garanti à l’intérieur. "Courage", "on vous soutient", lui lance-t-on à plusieurs reprises. On le félicite également pour sa réforme de l’apprentissage. "Il faut remettre les gens au travail", assure Bernard Marosz, qui se présente comme "vendeur de boeuf", "les 35 heures, c’est des conneries !". Une aubaine pour celui qui se présente comme le candidat "du peuple" et ardent défenseur de la "valeur travail".
"Votre plan de formation pour les apprentis est très bon ! Le problème, dans nos métiers, c’est qu’on n’a plus de jeunes. On ne va pas faire que des informaticiens !", s’exclame le boucher "d’origine polonaise", comme il le précise à plusieurs reprises. Et d’ajouter : "j’ai commencé à travailler à 13 ans et demi. J’ai 58 ans ans, ici, c’est la vie, je gagne bien. Je ne vais pas partir à la retraite à 60 ans !".
On se bouscule pour se faire prendre en photo avec lui, lui serrer la main. Un employé ivoirien se fraye un chemin jusqu’à lui. "Merci pour votre courage dans la crise ivoirienne", lui lance-t-il. "Maintenant vous avez un président que vous avez choisi", avant, "c’était inadmissible", lui répond M. Sarkozy.
Deux jeunes en retrait ne semblent pas être de la fête. "Et Carla, elle est où ? C’est elle qu’on voulait voir", lâche l’un d’entre eux. "Carla voulait venir mais avec la petite, ce n’était pas possible", confie le candidat à des journalistes, en allusion à sa fille Giulia, née en octobre dernier. C’est la troisième fois que Nicolas Sarkozy vient à Rungis, où il s’était déjà rendu en février 2007, lors de sa campagne précédente, puis en mai 2008, cette fois accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.
Direction le pavillon des volailles. Hormis le candidat et la troupe de journalistes et photographes qui le suit, il n’y a pas beaucoup de monde dans les allées. "A cause de la crise. C’est comme ça depuis deux ans", explique Moncef Belaichia. "J’aurais 57 ans en mars, vous êtes plus vieux que moi", lance une caissière à M. Sarkozy qui a fêté les siens le 28 janvier dernier. "Vous partirez à la retraite avant moi". "Pas sûr", répond en souriant le candidat à sa propre succession.
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Les commentaires sur cet article :
Don Pedro le 21 février
viande halal , viande casher , il faudrait éle marquer sur les étiquettes .
UCPAA le 21 février
Le FN pourrai le faire ? http://www.google.fr/url?sa=t&r…