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Législatives 2017

Les députés LR limitent la casse au second tour

Christian Jacob, Éric Woerth, Daniel Fasquelle, Franck Riester, Gilles Carrez... la plupart des têtes d'affiche du parti ont réussi à se faire réélire le 18 juin. Défaite en revanche pour Nathalie Kosciusko-Morizet ou Gilles Boyer, engloutis par la vague En marche. À l'Assemblée, les divergences entre députés constructifs et opposants farouches au gouvernement devraient être réglées au cours de la semaine.
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"Un groupe suffisamment important pour faire valoir les convictions de la droite". Pour François Baroin, si le bilan de ce second tour n'a rien de réjouissant, il permet au moins de sauver l'essentiel : avec environ 126 députés LR-UDI-DVD*, son parti pourra se poser en deuxième force politique de l'Assemblée, loin derrière la nouvelle majorité présidentielle (361 sièges REM-MoDem environ).

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Des poids lourds confortés

En première ligne face au "dégagisme" ambiant, les principales figures LR ont plutôt bien résisté. À commencer par Christian Jacob, le patron du groupe Les Républicains à l'Assemblée, réélu confortablement pour un sixième mandat en Seine-et-Marne (61,77% des voix). Éric Woerth a lui aussi réussi à se défaire de son concurrent de La République en marche dans l'Oise. Tout comme Sébastien Huyghe dans le Nord, Daniel Fasquelle dans le Pas-de-Calais et Claude Goasguen à Paris.

Le président sortant de la commission des finances Gilles Carrez sauve lui aussi son siège du Val-de-Marne avec une poignée de voix d'avance. Plus au sud, on entendra à nouveau Éric Ciotti sur les questions sécuritaires dans l'hémicycle puisqu'il a été réélu dans les Alpes-Maritimes. Quant à Guillaume Peltier, qui a commencé sa carrière politique au Front national, il fait son entrée pour la première fois à l'Assemblée en gagnant son duel contre un candidat REM dans le Loire-et-Cher.

La droite "constructive" au rendez-vous

Autant de personnalités qui devraient s'inscrire dans l'opposition face au gouvernement, et refuser de lui voter la confiance. L'UDI et les LR, qui perdent tout de même plus de 100 sièges dans la bataille, devront composer avec des élus de leurs rangs prêts à collaborer avec le nouvel exécutif. Certains ont d'emblée annoncer la couleur, comme Thierry Solère, bien réélu à Boulogne-Billancourt dans un duel face à une candidate DVD, Franck Riester, très largement réélu face à un candidat FN, ou Yves Jégo, vice-président de l'UDI, réélu lui aussi.

Ils ne pourront toutefois pas compter sur le renfort des juppéistes Gilles Boyer et Maël de Calan, tous les deux battus malgré le soutien appuyé du premier ministre Édouard Philippe, issu de la même famille politique. De même, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a de nombreuses fois souligner ses convergences avec le président Macron, a été battue dans le centre de Paris. En revanche, Pierre-Yves Bournazel et Aurore Bergé ont remporté leur duel dimanche.

Les autres battus

Parmi les autres personnalités qui quittent la vie parlementaire, citons Jacques Myard, qui n'aura pas l'occasion de siéger pour un sixième mandat : les électeurs ont décidé de mettre fin à un règne de 24 ans dans les Yvelines et ont privilégié le renouvellement avec Yaël Braun-Pivet (REM). Dominique Dord, en Savoie, élu depuis 1997, perd lui aussi face à une candidat REM, quarante-quatre ans plus jeune que lui. Tous deux été défaits dans des circonscriptions d'ordinaire largement acquise à la droite. De quoi ouvrir de longues discussions sur la stratégie à adopter pour les LR, en prévision du congrès du parti à l'automne.

La projection de la nouvelle Assemblée nationale


*Selon les estimations de notre partenaire IPSOS dimanche soir

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