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Législatives 2017

La nomination d'Edouard Philippe galvanise Cambadélis et Mélenchon en vue des législatives

Le Parti socialiste et la France insoumise veulent se placer en leader de l'opposition en surfant sur l'arrivée du député Les Républicains de Seine-Maritime à Matignon. "Le Parlement a besoin de gauche", a réagi Jean-Christophe Cambadélis sur Twitter.
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AFP - Montage LCPAFP - Montage LCP

La nomination d'Edouard Philippe au poste de Premier ministre a rapidement fait réagir plusieurs leaders de gauche, qui espèrent capitaliser sur la décision d'Emmanuel Macron de placer un député de droite à la tête de son gouvernement.

"Un attelage hasardeux", selon Mélenchon

Quelques minutes après l'annonce du nom du nouveau Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise et candidat aux élections législatives à Marseille, a organisé une courte conférence de presse, dénonçant un "attelage hasardeux" et critiquant "la droite" qui vient, selon lui, d'être "annexée" par Emmanuel Macron.

Jean-Luc Mélenchon a lancé cette supplique à son camp en vue des élections législatives :

Ne donnez pas les pleins pouvoirs à M. Macron et à son Premier ministre, une cohabitation est nécessaireJean-Luc Mélenchon

Le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent a quant à lui réagi sur Twitter, faisant de la nomination d'Édouard Philippe un "choix clair, ni de gauche, ni de gauche".

"Le Parlement a besoin de gauche", estime Cambadélis

Même son de cloche du côté du PS : "Le Parlement a besoin de gauche !", estime le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis sur Twitter.

Olivier Faure, président du groupe socialiste à l’Assemblée, voit dans ce geste "un quinquennat qui commence par une marche arrière". Malgré des "qualités personnelles", Édouard Philippe ne s’est, selon lui, "jamais démarqué de l’opposition radicale de la droite sur des sujets sur lesquels la rencontre des progressistes aurait pu avoir lieu". Et de rappeler que le député LR, "homme de droite", a voté "contre les lois sur la transparence de la vie politique", "contre le tiers payant" et "contre les textes sur l’égalité femme/homme" :

Les élections législatives trancheront l’orientation et les politiques d’un quinquennat qui commence par une marche arrière.Olivier Faure

(Réaction recueillie par Elsa Mondin-Gava)