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Le budget 2015 adopté par l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances pour 2015 avec une courte majorité, mardi 18 novembre.
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Encore une courte majorité pour le gouvernement. Par 266 voix pour et 247 contre, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances pour 2015, mardi 18 novembre.

Lors du scrutin, deux députées socialistes, Chantal Berthelot et Fanny Dombre-Coste, qui soutenaient le texte, ont malencontreusement voté contre, suite à une erreur de bouton.

Sur les 56 abstentions, on trouve 37 députés socialistes soit deux de moins que sur le vote du volet recettes le 21 octobre.

Revoir l'annonce du scrutin:

A l'issue du vote, le député UMP Eric Woerth a dénoncé sur Parlement'air un texte "incomplet":"C'est le budget du chômage fort et de la croissance faible", explique-t-il.

Les intentions de vote avant le scrutin par François Goulin:

Les débats à l'Assemblée sur le budget se sont achevés vendredi 14 novembre. Voici, ce qu'il faut en retenir.

Baisse de l'impôt sur le revenu et hausses de taxes

Mesure phare du gouvernement, la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu concernerait 6,1 millions de foyers fiscaux pour un montant de 3,2 milliards d'euros. "Les prélèvements obligatoires baissent. De 44,6% cela passe à 44,5, puis 44,3, et c’est une évolution à laquelle nous tenons", indiquait le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert jeudi sur LCP.

Mais cette baisse d'impôt s'accompagne de hausses de taxes. Le diesel augmentera de deux centimes notamment pour compenser l'écotaxe après son abandon. La redevance audiovisuelle continue d'augmenter, elle passe de 133 à 136 euros en métropole et de 85 à 86 euros en outremer.

En comptant les mesures contenues dans d'autres textes comme la modulation des allocations familiales dans le budget de la sécurité sociale, le tout pourrait représenter 3 milliards d'euros en moins pour les ménages.

Les explications d'Elsa Mondin sur le sujet:

Économies dans les ministères

Pour respecter son objectif de réduction des déficits, le gouvernement a prévu un rabot de 808 millions d'euros dans les crédits des ministères. Parmi ces coupes, le ministère de la Défense sera mis à contribution à hauteur de 100 millions d’euros. Les crédits du ministère de la Culture sont quant à eux préservés.

En ce qui concerne les dépenses de l’État, une aide à l'embauche des apprentis sera créee pour 60 millions d'euros. 182 millions d'euros seront alloués à la création d'emplois aidés ou encore 103 millions d'aides pour la réforme des rythmes scolaires.

Dépense imprévue, les députés ont fait annuler la dématérialisation de la propagande électorale pour les élections locales. Une mesure qui devait rapporter 131 millions d'euros à l’État.

Le marathon budgétaire n'est cependant pas terminé. Le projet de loi de finances rectificatives pour 2014 sera examiné à l'Assemblée à partir du 1er décembre. Parmi ses mesures, l'augmentation de 20% de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires fait débat.

Julien Diaz