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Législatives 2017

[LE BLOC-NOTES DES LÉGISLATIVES] Maréchal-Le Pen, Mélenchon, Le Roux : les infos du 10 mai

La lettre d'explication de Marion Maréchal-Le Pen, Jean-Luc Mélenchon probablement candidat à Marseille, le renoncement de Bruno Le Roux...Retrouvez les informations de la campagne des élections législatives pour cette journée du 10 mai.
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AFP - Montage LCPAFP - Montage LCP

Marion Maréchal-Le Pen explique les raisons de son retrait

Marion Maréchal-Le Pen se met en retrait de la vie politique : la benjamine de l'Assemblée nationale ne sera donc pas candidate à sa réélection dans la 3e circonscription du Vaucluse. Une décision vécue comme une "désertion" par son grand-père Jean-Marie Le Pen.

Dans une lettre aux Vauclusiens, Marion Maréchal-Le Pen explique les raisons de son choix : "Je sais que ma décision entraînera de l'incompréhension et de la déception pour certains", écrit l'élue frontiste, qui assure vouloir "consacrer plus de temps" à sa fille de trois ans. Marion Maréchal-Le Pen annonce également qu'elle souhaite vivre "une expérience dans la vie civile" :

L'idée que je me fais d'un bon chef politique impose que je bénéficie d'autres expériences que celles du succès électoral ou politique. Cette légitimité et cette expérience acquises, j'espère pouvoir un jour de nouveau les mettre à votre service. Je ne renonce pas définitivement au combat politique.Marion Maréchal-Le Pen

Mélenchon candidat aux élections législatives

Jean-Luc Mélenchon a annoncé mercredi sur BFMTV et RMC qu'il sera candidat aux élections législatives, probablement à Marseille, ville dans laquelle il est arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle. Le député européen a par ailleurs affirmé que La France insoumise ne présentera "pas tout à fait" 577 candidats sous son étiquette puisque d'autres candidats seront soutenus par son mouvement en Nouvelle-Calédonie, en Guyane et en Martinique.

En France métropolitaine, le mouvement a investi "plus de dix candidats communistes" auxquels pourrait s'ajouter Marie-George Buffet, ainsi que certains de ses alliés comme Clémentine Autain dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Pour autant, Jean-Luc Mélenchon a précisé qu'il n'y aurait pas d'accord national avec le PCF, accusant même son secrétaire national Pierre Laurent de mentir sur les raisons de l'échec des négociations. Le chef de file de la France insoumise a également durement critiqué le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale André Chassaigne ou encore l'écologiste Yannick Jadot.

Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs tendu la main à Benoît Hamon - à condition que celui-ci quitte le parti socialiste - et à Arnaud Montebourg.

Valls ne remplit pas "à ce jour" les critères de l'investiture En marche!

Manuel Valls a annoncé mardi qu'il sera candidat aux élections législatives sous l'étiquette "La République en marche". Seulement, les responsables du mouvement d'Emmanuel Macron ont aussitôt expliqué qu'il n'a pas été investi et que, comme tous les candidats à la candidature, il allait devoir déposer une demande sur internet auprès de la commission d'investiture d'En marche!. Le président de cette dernière, Jean-Paul Delevoye, a expliqué mercredi sur Europe 1 que Manuel Valls, "à ce jour", ne remplit pas "les critères d'acceptation de sa demande d'investiture", soulignant notamment qu'il n'est pas adhérent d'En marche!.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a rappelé mercredi sur Beur FM que Manuel Valls faisait l'objet d'une «procédure» d'exclusion du Parti socialiste pour avoir refusé de voter en faveur de Benoît Hamon au 1er tour de la présidentielle. Il sera prochainement déferré devant la commission des conflits du mouvement.

Bruno Le Roux ne sera pas candidat aux élections législatives

Élu depuis 1997 dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis, Bruno Le Roux ne sera pas candidat à sa propre succession. L'ancien ministre de l'Intérieur a renoncé à briguer l'investiture socialiste et sera remplacé par son actuel suppléant, Yannick Trigance.

Mis en cause pour l'emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires, Bruno Le Roux aurait pris sa décision pour des raisons de "sérénité familiale et personnelle", a indiqué à l'AFP Yannick Trigance.