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Disparition

Jacques Chirac est mort

L'ancien président de la République (1995-2007) s'est éteint ce jeudi matin à 86 ans "au milieu des siens", annonce sa famille. L'Assemblée nationale a observé une minute de silence, tandis que la classe politique, unanime, lui rend hommage.
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Jacques Chirac est mort. L'ancien président de la République s'est éteint ce jeudi 26 septembre 2019.

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A l'annonce de sa mort, les députés, qui étudiaient le projet de loi relatif à la bioéthique, ont interrompu leurs travaux pendant une dizaine de minutes.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron prononcera à 20 heures une allocution télévisée en hommage à Jacques Chirac. Le président de la République a également renoncé à se rendre à Rodez, où il devait lancer le débat national sur les retraites.

Interrogé par le quotidien Paris Normandie, le Premier ministre Edouard Philippe se dit "très ému et un peu nostalgique" : "Nous perdons un homme qui a compté dans la vie du pays. Et dans la mienne", déclare-t-il.

Hollande : "Les Français perdent un ami"

François Hollande, qui a été, comme Jacques Chirac, élu de Corrèze, publie sur Twitter un long communiqué dans lequel il rend hommage à l'ancien Président : "Je sais qu'aujourd'hui les Français, quelles que soient leurs convictions, viennent de perdre un ami."

Nicolas Sarkozy évoque dans un communiqué sa "profonde tristesse" : "Il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique", écrit l'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac.

C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui. Nicolas Sarkozy

"J'ai eu le privilège de gouverner la France sous sa présidence", écrit l'ancien Premier ministre Lionel Jospin : "En politique étrangère, nous avons veillé tous deux à ce que notre pays parle d'une seule voix et soit respecté sur la scène internationale."

"Paris est en deuil", réagit la maire de la capitale Anne Hidalgo, qui évoque un "homme d'Etat hors norme".

"Jacques Chirac fait désormais partie de l’Histoire de France"

La présidence de l'Assemblée nationale publie un communiqué pour saluer le "républicain, visionnaire, attentif aux grands débats de son temps".

Dans son texte, Richard Ferrand rappelle "à titre personnel", qu'il ne peut "oublier l'ultime message" que Jacques Chirac "nous a adressé alors qu'il quittait ses fonctions, dans lequel il exhortait le peuple français à ne jamais composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre".


La "famille gaulliste" en deuil

Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, rend lui aussi hommage à l'ancien chef de l'Etat, "un des plus grands inspirateurs" de "la famille gaulliste".

"La France et les Français ont perdu leur Président", réagit sur Twitter le député de Seine-et-Marne.

Ma peine immense est à la hauteur du respect, de l'admiration et de l'affection que je lui portais.Christian Jacob sur Twitter

Le président du Sénat Gérard Larcher évoque pour sa part celui qui "aura incarné l'âme de la France pendant plus d'un demi-siècle à travers ses territoires, le monde, ses valeurs".

"Bébé Chirac"

Emu, le député LR de Paris Claude Goasguen salue "un homme exceptionnel, un modèle" : "Il m'a tout appris."

"Je suis un bébé Chirac au sens propre du terme", commente le député LR Robin Reda, qui salue "une voix, une allure, une force". "Grandir dans la France du Président Jacques Chirac, c’était grandir dans un monde de menaces croissantes où l’on se sentait malgré tout protégé", écrit l'élu.

Sur Twitter, l'ancien président des Républicains Laurent Wauquiez cite Jacques Chirac en mai 2017, avec ce simple commentaire : "Merci."

Xavier Bertrand publie plusieurs messages sur les réseaux sociaux, évoquant "un vrai humaniste, attaché aux gens" : "Il a été le premier à entendre le cri de désespoir de nombreux Français, à comprendre et à s’engager contre la fracture sociale", écrit le président de la région des Hauts-de-France.

Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Jacques Chirac, se dit quant à lui "ému et triste" et salue "un homme chaleureux humain et visionnaire". Nicolas Dupont-Aignan rend hommage au "dernier Président à avoir affirmé la voix libre et indépendante de la France en refusant l'intervention en Irak".

Mélenchon : "Nous lui sommes reconnaissants"

Le président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon, "reconnaissant", écrit sur Twitter : "L'histoire de France tourne une page. (Jacques Chirac) aimait la France mieux que d'autres depuis."

Les députés communistes évoquent pour leur part dans un communiqué un Président qui "incarnait sur la scène diplomatique une France fière, écoutée et respectée".

Soulignant ses "divergences" avec l'ancien chef de l'Etat, Marine Le Pen évoque toutefois un "grand amoureux de l’Outre-mer et le Président capable de s’opposer à la folie de la guerre en Irak".

"Une véritable fibre humaniste"

Sur le compte Twitter de sa fondation, Nicolas Hulot assure que Jacques Chirac "avait en lui une véritable fibre humaniste qui a nourri une amitié précieuse et sincère".

François Bayrou salue l'"attachement" de Jacques Chirac "à l'unité des Français et aux valeurs républicaines".