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Présidentielle 2017

IVG : ce que les députés candidats à la présidentielle ont voté à l'Assemblée

Fillon, Hamon, Dupont-Aignan, Lassalle, Guaino : LCP.fr vous propose de revoir leurs positions lors des votes sur l'interruption volontaire de grossesse.
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AFP - Montage LCPAFP - Montage LCP


La question de l'avortement s'est invitée à deux reprises dans les débats à l'Assemblée nationale : une première fois lors d'une proposition de résolution visant à "réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France et en Europe" et une deuxième fois à l'occasion de débats électriques sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG.

Une résolution ultra consensuelle

La proposition de résolution, cosignée par tous les présidents de groupe de l'Assemblée nationale, est votée le 26 novembre 2014 à la quasi unanimité des 151 votants : seuls sept députés se prononcent contre et un s'abstient.

Parmi les députés candidats à l'élection présidentielle, seul François Fillon est présent : il vote pour.

Contexte tendu à cause de la primaire à droite

Fin 2016, changement d'ambiance : la question de l'IVG est redevenue un sujet de discorde politique. Lors d'un meeting, en octobre, François Fillon se dit "à titre personnel" opposé à l'avortement. Résultat, fin novembre, durant l'entre-deux-tours de la primaire à droite, Alain Juppé, largement devancé dans les sondages, appelle François Fillon à "clarifier sa position" sur l'avortement :

François Fillon a commencé par dire dans son livre que c'était un droit fondamental de la femme, puis il est revenu sur cette déclaration dans un débat qu'il a eu devant un certain nombre de ses supporters.Alain Juppé, le 22 novembre 2016

C'est dans ce contexte tendu que la commission des affaires sociales débute, le 23 novembre, l'examen d'une proposition de loi socialiste relative à l'extension du délit d'entrave à l'IVG. Objectif du texte : sanctionner les sites internet qui diffusent de fausses informations afin de dissuader certaines femmes d'avorter.

Les débats en commission tournent au règlement de compte : la séance est interrompue une première fois au bout de dix minutes, puis une seconde fois après que le député Les Républicains Denis Jacquat a qualifié son homologue socialiste Alain Ballay de "con".


Des candidats absents

La semaine suivante, le texte arrive dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Mais François Fillon, tout juste désigné candidat à l'élection présidentielle par son camp, n'est pas là pour expliquer sa position. Il ne prend donc pas part aux différents votes.

Une situation partagée par les autres députés candidats à l'élection présidentielle : ce jeudi 1er décembre, aucun d'entre eux n'est présent dans l'hémicycle. Même constat le 26 janvier 2017 : ni Benoît Hamon, ni Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino ou François Fillon ne participent au vote.