twitter facebook chevron-right
écologistes

INFO LCP : Les écologistes perdent leur groupe à l'Assemblée nationale

Les six députés pro-gouvernementaux quittent le groupe parlementaire, actant le divorce avec l'aile gauche défendue par Cécile Duflot. Ils rejoignent le groupe socialiste qui va changer de nom.
2 min
Les écologistes réformistes qui quittent le groupe Écolo de l'Assemblée nationale (de gauche à droite et de haut en bas) : Véronique Massonneau, François De Rugy, Eric Alauzet, François-Michel Lambert, Christophe Cavard et Paul Molac.Les écologistes réformistes qui quittent le groupe Écolo de l'Assemblée nationale (de gauche à droite et de haut en bas) : Véronique Massonneau, François De Rugy, Eric Alauzet, François-Michel Lambert, Christophe Cavard et Paul Molac.

Les six députés écologistes pro-gouvernement - François De Rugy, Véronique Massonneau, Christophe Cavard, Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac - quittent le groupe écologiste de l'Assemblée nationale pour rejoindre le groupe socialiste, a appris jeudi La Chaîne parlementaire.

"Les députés écologistes réformistes forment désormais au sein d’un groupe socialiste, écologiste et républicain une composante constituée, libre de ses positions, qui inscrit clairement son action dans le cadre de la majorité", ont confirmé par communiqué le groupe PS et les écologistes dits réformistes.

Autre rebondissement : le groupe SRC (Socialiste, Républicain et Citoyen) va, en conséquence, changer de nom et devenir le groupe SER (Socialiste, Ecologiste et Républicain).

Ces départs entrainent de fait la disparition du groupe Ecolo à l'Assemblée nationale. Créé en 2012, ce groupe comptait en effet 16 députés. Avec le départ d'au moins trois élus, le groupe ne comptera plus que 13 députés. Or, il en faut quinze pour maintenir un groupe autonome à l'Assemblée nationale.

Ce départ est le résultat des divergences profondes entre les deux sensibilités représentées, d'une part, par François de Rugy, pro-gouvernement, et, d'autre part, par Cécile Duflot.

Deux sensibilités irréconciliables

Depuis le départ de Denis Baupin du groupe, le 10 mai, les tensions entre écologistes étaient montées d’un cran. Si les députés s’étaient mis d’accord pour désigner François De Rugy comme nouveau vice-président de l’Assemblée ils n’étaient pas parvenus à s’accorder pour désigner un nouveau co-président. "Nous voulions que Véronique Massonneau soit notre co-présidente, mais la sensibilité Duflot s’y est opposée", raconte Eric Alauzet, député du Doubs.

En témoigne ce tweet de Cécile Duflot, mardi :


"Comme d’habitude, Cécile Duflot casse tout ce qu’on lui confie, peste un député écologiste, interrogé jeudi par LCP. Elle est revenue en mai 2014, elle a foutu un bordel sans nom, elle récolte ce qu’elle a semé !"

Dans l'entourage de Cécile Duflot, on se défend d'avoir voulu semer la zizanie dans le groupe et on renvoie la balle. "Ce sont les socialistes qui sont à la manœuvre" veut croire un proche de la députée de Paris. "Pour que François Hollande soit le seul candidat de gauche en 2017, ils sont prêts à tout faire exploser..."

Pour Noël Mamère, l'implosion du groupe écologiste "a au moins le mérite de la clarification."