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FN : investitures et ligne politique au menu du bureau politique

Marion Maréchal-Le Pen en PACA, Wallerand de Saint-Just en Ile-de-France, Louis Aliot en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Certaines investitures ont été tranchées ce matin pendant que la ligne politique pose questions à certains membres.
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Après plusieurs semaines de vives tensions au sein du Front national, le parti a réuni vendredi son bureau politique au siège de Nanterre.

Les cadres du parti ont notamment décidé de certaines têtes de listes pour les élections régionales les 6 et 13 décembre 2015.

Investitures pour certaines régions

Comme attendu, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, petite fille de Jean-Marie Le Pen, sera bien tête de liste pour la région Paca. Elle a annoncé sa candidature lundi dans la presse régionale. Elle était en lice contre Bruno Gollnisch, historique du parti qui a toujours soutenu le président d'honneur du mouvement.

Après les dérapages de Jean-Marie Le Pen dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, le président d'honneur du parti avait renoncé à se présenter en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il soutient sa petite fille Marion-Maréchal Le Pen.

Wallerand de Saint-Just a été désigné tête de liste en Ile-de-France. Il était déjà le candidat du FN pour les municipales à Paris en mars 2014. Sophie Montel, ex-candidate FN dans le Doubs, sera la tête de liste en Franche-Comté-Bourgogne. Louis Aliot a été désigné pour mener la liste en Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon. Gilles Penelle a été investi pour la Bretagne et Nicolas Bay en Normandie.

Marine Le Pen n'a pas encore décidé de sa candidature dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. La présidente du Front national dit "en avoir envie" mais hésite toujours. Invité de RMC vendredi, Louis Aliot s'est dit défavorable à une candidature de la présidente du FN en raison du calendrier "qui s'oppose entre présidentielle et régionales".

Ligne politique

Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen a émis quelques réserves à l'entrée du Bureau politique sur la nouvelle ligne du Front national. "J’aimerais savoir si on on a abandonné nos valeurs, modifié nos convictions, notre défense de la civilisation française, pour défendre les valeurs traditionnelles ?" a interrogé le député européen.

Florian Philippot a balayé ces interrogations en assurant : "Il n'y a pas deux lignes au sein du FN". Et d'adresser cette pique à l'historique du FN : "Bruno Gollnisch est un député européen parmi 24".

A la sortie, Bruno Gollnisch estime que "certaines questions ont besoin d'être précisées". L’eurodéputé veut "étoffer le programme" du FN et le "préciser". Il a assuré comprendre la nécessité "tactique" et "stratégique" de faire évoluer le Front national tout en assurant qu’il faut réaffirmer ses "valeurs fondamentales".

Sanctions contre Jean-Marie Le Pen ?

"Le cas Jean-Marie Le Pen n'a pas été évoqué" assure Gilbert Collard à la sortie du Bureau politique.

Le député du Gard explique que pour des raisons juridiques "on ne peut pas évoquer le cas de Jean-Marie Le Pen si ce dernier n'est pas là". Marine Le Pen "maintient le cours de la procédure disciplinaire" à l'encontre de son père qui viendra s'expliquer quand il sera "en état de répondre aux questions qui lui seront posées" a ajouté l'avocat.

Le président d'honneur du FN est en effet toujours à l'hôpital après un problème cardiaque "qui n'est pas grave" a-t-il indiqué à l'AFP.

Le bureau exécutif du Front National doit se pencher sur ses dérapages et décider d'éventuelles sanctions le 27 avril prochain.

Revoir le psychodrame familial et politique, raconté par Jérémie Hartmann