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Gilets jaunes

Edouard Philippe annonce un renforcement des sanctions contre les "casseurs"

Le Premier ministre a présenté lundi les réponses de l'exécutif aux événements violents survenus samedi à Paris et dans plusieurs villes de province lors des manifestations des gilets jaunes.
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ZAKARIA ABDELKAFI / AFPZAKARIA ABDELKAFI / AFP

"Il ne s’agissait pas de manifestants mais d’émeutiers dont l’unique intention était de piller, d’incendier, de détruire, de blesser. Nous allons renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l'ordre", a annoncé Edouard Philippe lors d'une allocution, lundi après-midi à Matignon. Revue de détails des décisions prises par le Premier ministre pour éviter que le scénario de violence se reproduise à l'avenir.

Manifestations interdites dans certains quartiers de Paris, Toulouse et Bordeaux

Le Premier ministre a annoncé l'interdiction des manifestations de gilets jaunes dans "les quartiers qui ont été les plus touchés, dès lors que nous aurons connaissance d'éléments ultras et de leur volonté de casser". Il s'agit, comme l'a précisé Edouard Philippe, des Champs-Elysées à Paris, de la Place du Capitole à Toulouse ou de la Place Pey-Berland à Bordeaux. "Nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements", a-t-il détaillé.


Contraventions majorées pour participation à une manifestation interdite

Le Premier ministre souhaite augmenter "très nettement" le montant de la contravention pour participation à des manifestations interdites. Par ailleurs, il a pointé du doigt la "responsabilité" de ceux qui "les encouragent ou les glorifient sur les réseaux sociaux". "Ce n'est pas un hasard si les casseurs se remobilisent alors que le débat est un succès. Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue, leur seule revendication, c'est la violence et les manifestants pacifiques doivent prendre leurs distances avec ces casseurs".", a-t-il poursuivi.

Le chef du gouvernement a également demandé au ministre de l'Intérieur de saisir "systématiquement" la justice contre ceux qui auraient "encouragé et légitimé les violences".

Le préfet de police de Paris limogé

Le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, succédera mercredi à Michel Delpuech à la tête de la préfecture de police de Paris. Annonce faite par le Premier ministre qui a dénoncé des "consignes inappropriées pour réduire l'usage des lanceurs de balles de défense".

Enfin, Edouard Philippe a salué "l'engagement et le professionnalisme" des forces de l'ordre et des sapeurs-pompiers. "J'attends que le pays tout entier se regroupe derrière eux".