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Division au PRG sur la menace de sortie du gouvernement brandie par Jean-Michel Baylet

Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet menace de nouveau de sortir son parti du gouvernement. Contre l'avis des radicaux Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe et Annick Girardin, ministre.
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Jamais trois sans quatre. Pour la quatrième fois, les radicaux de gauche menacent de sortir du gouvernement. Cette fois-ci encore sous l'impulsion de leur président, Jean-Michel Baylet récemment défait aux sénatoriales. Réunis en bureau national mardi 8 octobre, ils ont décidé "à l'unanimité" de proposer un contrat de majorité à l'exécutif - en bref un ultimatum. Et tout cela en présence des trois ministres radicaux du gouvernement: Sylvia Pinel au Logement, Annick Girardin au Développement et à la Francophonie et Thierry Braillard aux Sports.

"Des menaces mais jamais de rupture"

Problème, la ligne de Jean-Michel Baylet, n'est pas partagée par l'ensemble du parti. "Nous n'avons pas de désaccord fondamental avec le gouvernement donc il n'y a aucune raison de quitter la majorité", expliquait Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe PRG à l'Assemblée, dans une interview à Métronews lundi soir. Interrogé par LCP.fr à la sortie d'une réunion sur le budget avec Christian Eckert mardi, il considérait que la position de Jean-Michel Baylet est juste "un réflexe chez lui" et la minimisait en disant qu'il y a "des menaces mais jamais de rupture".

Il n'est pas le seul à vouloir rester dans la majorité. Selon les informations du Lab d'Europe 1, la secrétaire d'état Annick Girardin, serait elle même contre une sortie du gouvernement. Avec Roger-Gérard Schwartzenberg, elle aurait ainsi formé une ligne anti-Baylet, lors du bureau national le 8 octobre, se désolidarisant de la proposition de présenter "un pacte gouvernemental".

Lundi soir Jean-Michel Baylet était convié par le Premier ministre Manuel Valls à un dîner à Matignon en présence du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et des députés socialistes Bruno Leroux et Didier Guillaume. Les protagonistes ont décidé de garder le silence sur l'issue de cette réunion, jusqu'au bureau national du parti vendredi 17 octobre, date jusqu'à laquelle court l'ultimatum...

Julien Diaz