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La France insoumise

Mélenchon : "Les traités budgétaires européens poussent le continent à la misère et à la guerre !"

Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé samedi en ouverture de la convention nationale de La France insoumise, à Clermont-Ferrand. Il en a profité pour critiquer le fonctionnement de l'UE et annoncer la création d'une liste "L'Europe insoumise" lors des élections européennes de 2019.
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"La seule souveraineté que nous connaissons, c'est la souveraineté du peuple." Samedi, lors de l'ouverture de la convention nationale de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un long discours lors duquel il a semblé lancer sa campagne pour les élections européennes, qui auront lieu en 2019.

Le Parlement européen n'est "pas une forme de la démocratie"

L'ancien candidat à l'élection présidentielle a notamment critiqué la "souveraineté européenne" défendue à plusieurs reprises par Emmanuel Macron. Il a également mis en cause le Parlement européen, dont il a été membre de 2009 à 2017, affirmant notamment que "70% de ses décisions n'ont aucune conséquence concrète" :

Ne venez pas nous dire que le Parlement européen est une forme de la démocratie du peuple européen !Jean-Luc Mélenchon

Une liste nationale "L'Europe insoumise" en 2019

Devant les militants de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il fallait "sortir des traités budgétaires européens", qui "poussent" selon lui "le continent à la misère et à la guerre".

L'occasion pour lui de reprendre la position défendue lors de l'élection présidentielle : un "plan A", qui signifie une renégociation des traités européens, et, en cas de refus, un "plan B", qui signifie une sortie de l'Union européenne.

Critiquant "l'Europe de la défense" voulue par le chef de l'Etat, Jean-Luc Mélenchon a promis la constitution d'une liste "L'Europe insoumise" lors des élections de 2019. Si les partis européens devaient se réunir pour constituer des listes communes afin d'attribuer les sièges britanniques vacants, Jean-Luc Mélenchon a affirmé être favorable à un rapprochement avec les espagnols de Podemos et ses "amis grecs".

Critique de la "division syndicale"

Le candidat malheureux à l'élection présidentielle a également persisté dans sa critique de la gestion du mouvement social par les syndicats, affirmant à nouveau que celui-ci a "subi un revers".

Jean-Luc Mélenchon n'a pas hésité à mettre en cause les centrales syndicales, allant jusqu'à dénoncer la division, historique, entre les actions des syndicats et celles des partis politiques :

La division syndicale nous a nui d'une manière incroyable dans la bataille. Honte à ceux qui en ont été responsables.Jean-Luc Mélenchon

"Pas de religion en politique !"

Le député des Bouches-du-Rhône a par ailleurs prôné l'interdiction totale du glyphosate et la fin du nucléaire. Il a également réagi à l'actualité, dénonçant notamment le "patriarcat" et proposant la mise en place d'une cellule d'écoute et de répression des violences sexistes au sein de son mouvement.

Se lançant dans une défense vigoureuse de la laïcité, il a tenté d'éteindre les critiques formulées à son encontre ces dernières semaines. Jean-Luc Mélenchon était accusé d'être resté silencieux sur ce thème, alors que certains évoquent des dissensions au sein de la France insoumise, notamment après différentes prises de position de la députée de Paris Danièle Obono.

Adressant un message à ses soutiens, Jean-Luc Mélenchon a mis en garde : "Il ne faut pas que la religion ne vienne diviser tout ceux qui ont vocation à s'unir".

Pas de religion en politique ! Pas de religion en politique ! (...) Nous ne voulons pas que la laïcité soit transformée en prétexte pour mener une guerre de religion contre une religion, l'Islam.Jean-Luc Mélenchon